BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

30 mars 2020

Les racines du blues: 2) Robert Johnson !

Tenir un blog basé sur l’actualité, avec un éditorial quotidien, alors que celle-ci est en arrêt total, depuis quelques semaines pour les raisons bien connues de vous tous, constitue une équation des plus difficiles. Bien sûr, au cours des prochaines semaines, les quelques nouvelles nous parvenant ici et là vous seront immédiatement relatées, mais puisque cette période est propice à l’écoute de la musique ainsi qu’à regarder des bons films, alors autant se replonger dans les archives sur l’histoire de notre musique.

La semaine dernière, vous avez pu apprécier un film sur Lightnin’ Hopkins, aujourd’hui, c’est au tour de Robert Johnson d’être à la une de ce blog, avec cet excellent film d’une heure 15 minutes retraçant les différentes étapes de sa vie et de sa musique.

Régalez-vous avec celui à qui nos musiciens préférés doivent tant.

                                                                                                                       Frédéric.

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28 mars 2020

Le bonus du week-end: le nouvel album de Jackson Browne !

Acteur incontournable de la scène US depuis des années, Jackson Browne vient d’annoncer avoir été testé positif au Covid 19, contracté le 12 mars dernier, suite à son passage sur la scène de New York City. Souhaitons -lui le meilleur des rétablissements et espérons avoir le plaisir de le retrouver sur une scène Européenne le plus vite possible. Après être resté silencieux sur le plan discographique pendant plus de deux années, il nous revient avec un nouvel album, dont la sortie est programmée pour le 20 octobre prochain.

Pour nous permettre de patienter, il nous en présente un extrait avec ce séduisant morceau « A little soon to say » nous permettant ainsi de retrouver sa voix si émotionnelle.

Excellent week-end musical.

                                                                                                                         Frédéric.

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27 mars 2020

BB King au Royal Albert Hall: à vous de juger !

A l’image de son compère Buddy King, un concert de BB King, dans les dernières années de sa vie pouvait être considéré comme une semi-arnaque, voire totale. Nos chers vieux bluesmen avaient en effet trouvé la formule pour tenir les 90 minutes d’un show. La recette était simple et consistait à meubler le temps en racontant une multitude d’anecdotes et de faire jouer le plus longtemps possible son orchestre, ainsi que les invités souvent prestigieux acceptant d’y participer. Buddy Guy la pratique encore systématiquement de nos jours, pour notre plus grand désespoir.

En 2011, à l’occasion de son ultime tournée Européenne, BB King donna un concert au Royal Albert Hall de Londres ou participèrent entre autres Slash, Susan Tedeschi et son mari Derek Trucks. Bien sûr, notre légende du blues abusa de cette méthode tout au long de la soirée cependant, il n’en reste pas moins que chacune de ses rares interventions éblouit par sa classe. De plus, ce concert est remarquablement filmé en HD. Il serait donc fort dommage de se priver de ce moment nous permettant de regarder à nouveau celui qui a tant contribué à la reconnaissance du blues auprès du grand public.

                                                                                                                                            Frédéric.

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26 mars 2020

Carlos Santana, John Lee Hooker, Etta James: un trio explosif en concert au Fillmore West !

Nous avions rendez-vous avec lui le 31 mars prochain à Amsterdam. Malheureusement, comme vous pouvez vous en douter, le concert de Carlos Santana et de sa formidable formation a été annulé, ainsi que le reste de sa tournée du fait de l’épidémie de coronavirus. Mais tous ces tristes événements ne nous pas ôté le désir d’écouter le son de sa guitare. Car notre guitariste mexicain reste un musicien d’exception pouvant couvrir de son immense talent tous les styles musicaux, comme il l’a démontré tout au long de sa carrière.

Aujourd’hui, nous allons le retrouver dans un registre inhabituel, comme side musician, avec John Lee Hooker et Etta James pour un concert donné au Fillmore West de San Francisco, le 18 juillet 1986. Nul doute, que la musique proposée ce soir là vous provoquera les mêmes frissons qu’aux heureux spectateurs de ce moment historique.

                                                                                                                  Frédéric.

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25 mars 2020

2020, une année sans concert ?

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Nous dirigeons nous vers une année quasiment blanche sur le plan des concerts ? Impensable et inenvisageable, il y a seulement quelques semaines, cette bien triste hypothèse prend de plus en plus d’épaisseur chaque jour, suite à l’épidémie de coronavirus.

En essayant d’analyser la situation avec calme et lucidité, nous constatons aujourd’hui que la plus- part des groupes (à l’image de Elton John, des Stones, de The Who, d’Eagles, de Yes et hier après-midi d’Eric Clapton), repoussent leur tournée prévue pour ce printemps, sur 2021 et non sur l’automne 2020 comme nous aurions pu le penser dans un premier temps et qui aura pour conséquence de provoquer des dégâts économiques considérables à tous les niveaux. Tous les experts médicaux, dans une quasi-unanimité, nous annoncent, non seulement un allongement de la période de confinement que nous traversons actuellement, mais surtout et ceci est beaucoup plus préoccupant, une reprise très lente et très progressive de l’activité, une fois cette épidémie derrière nous.

 C’est, sans nul doute, là que se situe le véritable problème, auquel il convient de rajouter celui encore plus préoccupant que ce virus commence seulement à toucher le continent Nord- Américain, d’où est issu nombre de nos artistes dont nous avons pris les billets pour les concerts. Pourront’ ils avoir l’autorisation de quitter leur pays au printemps ou bien cet été ? Rien n’est hélas moins sûr.

Déjà nous constatons l’annulation partielle par nos musiciens US préférés de leur tournée. C’est ainsi que, pour ne prendre que son exemple, notre ami Walter Trout a reporté, sans nouvelle date officielle, tous ses concerts sur le sol Allemand. A ce jour, les deux shows Français restent d’actualité, mais avec un énorme point d’interrogation planant au- dessus de leur tête.  Pire l’annulation pure et simple commence à frapper les grands festivals d’été. C’est ainsi que le plus célèbre d’entre eux, celui de Glastonbury, vient d’annoncer que l’édition 2020 n’aurait pas lieu. Il en est de même pour celui de New Orleans et aussi pour les nombreuses croisières à thème particulièrement lucratives pour ceux qui les organisent. Autre exemple de ces difficultés de programmation, le festival de Marciac vient de repousser à une date ultérieure l’annonce de ses affiches de l’été, en espérant des jours meilleurs, sans exclure pour autant l’annulation pure et simple. D’autres domaines culturels et festifs traditionnels sont aussi fortement menacés, comme nos férias, si chères aux valeurs de notre Sud-Ouest. Décidemment, cet été 2020 est placé sous le signe de l’incertitude et de l’inquiétude.

Qu’en sera t’-il cet automne ? Comment la situation sanitaire aura-t-elle évolué dans le monde ? Ne possédant aucun don de voyance, il m’est impossible d’émettre la moindre hypothèse sérieuse, mais d’ores et déjà, nous devons nous préparer à des semaines et à des mois bien pénibles pour notre passion.  

Si cette sombre prévision devait s’avérer exacte, il ne nous resterait plus qu’à souhaiter que notre si beau programme prévu pour l’année 2020, soit reporté en intégralité en 2021.

                                                                                                                          Frédéric.

Ps : Quatre musiciens, dans des styles différents nous ont quitté ces derniers jours : Eric Weissberg, interprète du célèbre « Dueling banjos » dans le film « Delivrance », Kenny Rogers, grande star de la musique country aux Etats Unis et hier Manu Dibango, saxophoniste au style difficilement classable, ayant fait la majeure partie de sa carrière en France, avec en particulier le tube « Soul Makossa », gros succès de discothèques dans les seventies et enfin Bill Rieflin, à l’âge de 59 ans, dont nous avons pu admirer le talent de batteur tout récemment avec le groupe King Crimson. Pour compléter ces mauvaises nouvelles, Jackson Browne vient d’annoncer sa positivité au coronavirus.

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24 mars 2020

Les concerts historiques: Grateful Dead "château d'Hérouville 21 juin 1971" !

Les quelques 200 spectateurs, ayant eu l’immense privilège d’y assister, s’en souviendront surement toute leur vie. Le 21 juin 1971, le Grateful Dead se trouvait pour la première fois en France, avec un concert de prévu dans le cadre du festival d’Auvers-sur -Oise. Or en ce premier jour de l’été, ce fût un véritable déluge de pluie qui s’abattu sur la ville annulant de ce fait le show de la formation de San Francisco. Michel Magne, propriétaire du château d’Hérouville, situé non loin de là, prit l’initiative d’inviter le groupe et de dresser une scène extérieure improvisée couverte et invita les habitants des alentours à se joindre à eux.

Ce soir -là, Jerry Garcia, Bob Weir, Phil Lesh, Bill Kreutzmann et Ron « Pigben » McKernan, encore plus sous l’effet des substances que d’habitude, livrèrent un show que beaucoup considèrent comme un, si ce n’est le meilleur, de toute l’histoire du groupe. Pour notre bonheur, les caméras étaient présentes et filmèrent l’événement diffusé quelques semaines plus tard dans le cadre de l’émission « Pop 2 ».

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Longtemps introuvable, avant de se présenter sous CD, mais à un prix exorbitant, ce concert mythique vient enfin d’être commercialisé en vinyle pour la modique somme de 20€, selon les plateformes. La vidéo jointe, vous procurera surement l’envie de cliquer sur la case achat.

                                                                                                                                                                        Frédéric.

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23 mars 2020

Les racines du blues: 1) Lightnin' Hopkins !

Et si, en cette bien triste période, nous nous changions un peu les idées, chers lectrices et lecteurs ? L’actualité musicale étant, pour notre plus grand regret, en quasi arrêt pour les raisons bien connues de vous tous, ce blog vous proposera régulièrement de vous replonger dans les racines de notre musique, au travers de documents trouvés au hasard de visites sur la toile.

Inaugurons cette nouvelle série avec un film de près de 33 minutes, contant la quotidienne vie d’un des bluesmen les plus méconnus Lightnin’ Hopkins, dont l’influence fut considérable sur bien des musiciens que nous apprécions aujourd’hui. Ce remarquable document, en couleur et tourné en 16 mm, mais non traduit en Français (rassurez-vous, la musique est omniprésente), nous fait replonger dans cette Amérique profonde de l’après- guerre et du début des sixties, période faste pour la reconnaissance du blues.

N’hésitez pas à monter le son en actionnant le mode plein écran de ce petit film, afin de profiter pleinement de cette musique enivrante. Ce remarquable document séduira surement les nombreux amateurs de blues de ce blog. N’hésitez pas à donner vos impressions dans la rubrique commentaires.

                                                                                                                    Frédéric.

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21 mars 2020

Le bonus du week-end : America

Depuis hier, les résidents Californiens connaissent une situation de confinement identique à la nôtre. Quelle tristesse de voir une ville comme San Francisco, si chère à mon cœur, m’ayant permis de voir le Grateful Dead, Commander Cody et tant d’autres, se replier sur elle-même. Alors, en ce triste samedi, il m’a semblé opportun d’envoyer un petit clin d’œil à un de ses plus beaux symboles, le Golden Gate, au travers de ce magnifique morceau de America.

Excellent week-end à tous et surtout faîtes bien attention à vous.

                                                                                                                    Frédéric.

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20 mars 2020

Cream "Goodbye tour live 68": une superbe réalisation !

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Ceux qui l’ont commandé et surtout qui ont eu la chance d’être livrés ont reçu un magnifique cadeau tout récemment. Car le coffret du groupe Cream « Goodbye Tour live 68 », qui a été miraculeusement déposé dans ma boite aux lettres la semaine dernière, présente beaucoup d’atouts pour séduire les nombreux fidèles de la célèbre formation Britannique.

Avant d’aborder la partie musicale, il convient de s’attarder sur le packaging, car très franchement, il est extrêmement rare de trouver un si beau coffret à un tel prix. La comparaison avec d’autres, comme celui sorti récemment, des Allman Brothers Band au Fillmore West est à ce titre édifiante. Outre un somptueux emballage d’une belle rigidité et un rangement des CD dans un convivial livret, l’auditeur bénéficie pour 48,99€ de la présence d’un magnifique livre, au grand format et réalisé sur un splendide papier glacé, comprenant plus de 64 pages nous permettant ainsi de nous promener dans les différentes étapes de la vie du groupe et incluant de nombreux articles de presse de l’époque, constituant ainsi un vrai régal pour tous les collectionneurs. Le seul petit regret est l’absence de dates précises concernant la parution de ceux-ci, mais cette remarque relève plus de l’anecdote et de mon côté puriste car, regarder ces photos et lire ces articles constituent un moment de plaisir intense et justifieraient presque à eux seuls l’achat de ce splendide coffret.

L’autre très bonne surprise est la qualité sonore proposée, exceptés les 3 premiers morceaux du CD 4 portant sur le concert du Royal Albert Hall. Pour des enregistrements de 1968, il convient de saluer le formidable travail des ingénieurs du son qui ont réussi l’exploit de transformer ces enregistrements, existant déjà en bootleg, en véritables documents sonores de grande qualité. Pour le reste, tous les morceaux bien connus des fans de Cream sont présents et devraient logiquement combler leurs espérances. Les présenter ici aurait relativement peu d’intérêt, par contre, le recul aidant et en se replaçant dans le contexte de l’époque, l’auditeur, connaissant peu le répertoire du groupe, ne pourra qu’être saisi devant le talent individuel de nos trois artistes et aussi regretter que la formation se soit séparée si rapidement.

 Quelle aurait été son évolution musicale, compte tenu de la personnalité des musiciens la composant, si elle avait pu continuer une ou deux années de plus ? Nous n’aurons, malheureusement, jamais la réponse à cette question. Raison de plus pour se précipiter sur ce splendide coffret constituant un formidable document sur une époque charnière pour notre musique.

                                                                                                                         Frédéric.

 

Ps : Cette rubrique est spécialement dédicacée à mon ami Thierry pour les raisons qu’il connait.

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19 mars 2020

Tower Records: le paradis disparu !

All Things Must Pass Official Trailer 1 (2015) - Documentary HD

C’est ce qui s’appelle un juste retour des choses et surtout un formidable témoignage de reconnaissance pour tout son apport à la musique. Une chaîne de télévision américaine a diffusé, en janvier dernier, le documentaire « All things must pass », qui n’est pas comme vous auriez pu l’imaginer un hommage à l’immortel album de George Harrison, mais à la célèbre chaîne de magasins de disques US Tower Records qui a vu le jour à la fin des années 60, avant de disparaitre au début de la dernière décennie, victime de l’hémorragie d’internet.

Mes débuts professionnels ayant été effectués dans un magasin de disques Bordelais, vous vous doutez bien à quel point le sujet diffusé a touché ma sensibilité. Pour avoir fréquenté lors de séjours en Californie dans les seventies, les rayons de Tower Records de San Francisco et de Los Angeles et longuement échangé avec les vendeurs, je peux témoigner de l’importance de l’apport de cette mini chaine au développement de notre musique. Tower Records c’était avant tout, une aire de stockage immense ou tout ce que vous souhaitiez était disponible à des tarifs défiants toute concurrence, c’était aussi des vendeurs d’une compétence incroyable, chacun d’entre eux possédant sa propre spécialité, c’était également des cut out permanents ou avant de disparaitre totalement sous les broyeurs d’une presse pour cause de non vente, les albums étaient bradés à des prix stupéfiants. La musique diffusée en fond sonore dans les magasins était variée, mais au-delà de toute cette nostalgie, si vous me demandiez de qualifier Tower Records, je vous dirais en tout premier que bien au-delà d’un simple magasin de disques, c’était un véritable lieu de vie qu’il était particulièrement difficile de quitter une fois que vous aviez franchi sa porte d’entrée. Il était courant que les clients passent trois à quatre heures dans le magasin après avoir longuement échangé entre eux.

Si internet a incontestablement apporté beaucoup à la diffusion de la musique, il a malheureusement ôté toute cette magie et cette convivialité qui faisaient le charme d’une époque. S’il est hélas impossible de revenir en arrière, ce téléfilm, dont vous trouverez le trailer joint à cet éditorial, a le mérite de rétablir certaines vérités.

                                                                                                            Frédéric.

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