BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

22 mai 2018

Eric Clapton: un été 2018 brûlant !

Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas été à l’honneur de ce blog. Il faut reconnaître que depuis la création, mi- février, d’un site qui lui est entièrement consacré, qui plus est particulièrement réussi et mis à jour quotidiennement, la couverture intégrale et quasi hebdomadaire de l’actualité d’Eric Clapton trouve moins sa justification sur ce blog. Ce qui n’exclue pas d’en faire part de temps en temps et ce d’autant plus que celle-ci va, après des mois de sommeil, enfin s’accélérer au cours des prochaines semaines, tant sur le plan discographique que sur la scène.

Le 8 juin prochain, notre guitariste préféré sortira donc deux albums, qui ne sont certes pas des nouveautés, mais qui présentent un intérêt certain en attendant la parution de son nouvel album studio, qui espérons- le, sera plus réussi que les deux disques particulièrement médiocres que sont « Old Sock » et « I still do ». Nous aurons donc la sortie de la bande originale du film qui lui est consacré et que beaucoup d’entre vous ont vu sur la toile « Life in 12 bars » et qui comporte 32 chansons sur 2 cds dont 5 inédites.  Outre des morceaux couvrant la carrière d’Eric Clapton, cet ensemble présente l’intérêt de nous offrir des titres de légendes qui ont marqué notre guitariste comme George Harrison, John Mayall, Muddy Waters, Big Bill Broonzy et même les Beatles.

 Longtemps disponible en bootleg, le concert donné le 23 novembre 1986 au Ritz de New York sort en version officielle, sous la forme de deux CDs intitulé » Eric Clapton New York 1986 » avec en guise de bonus, la présence de Keith Richards sur « Cocaïne » et « Layla ». Ceux qui possèdent le bootleg témoignent d’un bon concert et surtout d’un enregistrement sonore de très correcte qualité, ce qui nous laisse augurer d’une agréable surprise.

Mais l’actualité d’Eric Clapton sera aussi scénique, puisque le 26 mai, il officiera pour un concert privé, réservé exclusivement aux habitants d’une petite ville de la cote Est des Etats Unis, avant de donner, début juillet, deux concerts en Allemagne qui serviront d’ultimes répétitions avant le grand show de Hyde Park du 8 juillet ou se produiront aussi le même jour Gary Clark Jr, Steve Winwood et Carlos Santana. Souhaitons que cette grande fête annoncée soit à la hauteur de l’immense attente qu’elle suscite avec un final réunissant l’ensemble des artistes et dont les quelques 150 000 personnes, qui ont depuis des mois réservés leurs places, rêvent depuis l’annonce officielle de cet événement.

                                                                                                                                          Frédéric.

 

Eric Clapton 1986

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19 mai 2018

Le bonus de Pentecôte: Mickey Newbury en concert !

Certains d’entre vous ont découvert son extraordinaire voix, tout récemment à l’occasion de la mise en ligne de sa version studio ici même, mais de temps en temps, Mickey Newbury nous gratifiait de quelques concerts se déroulant devant un parterre restreint. Je vous propose donc de découvrir une rare version live de « American Trilogy » qui, j’en suis certain, ravira les oreilles les plus exigeantes des lecteurs de ce blog et les submergera d’émotion.  Ne trouvez-vous pas que savoir chanter, c’est cela ? Merci monsieur Newbury pour cet instant magique !

Excellent week-end de Pentecôte.

A mardi pour le retour de vos rubriques habituelles.

                                                                                                                                          Frédéric.

Mickey Newbury : An American Trilogy

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18 mai 2018

Bordeaux et la musique: 2ème partie !

La ville de Bordeaux ayant fait l’ouverture de ces éditoriaux de cette semaine, c’est elle qui la conclura. J’espère que mes fidèles lecteurs Parisiens et des autres régions me pardonneront ce « chauvinisme », mais puisque nous nous plaignions assez, à juste titre, qu’il ne se produit jamais rien d’intéressant sur les bords de la Garonne depuis 1995, comment ne pas nous réjouir par le programme, qui nous est proposé en l’espace de 2 jours au début du mois de novembre prochain ?

Tout débutera le vendredi 9 novembre, dans le cadre du superbe auditorium, temple de la musique classique, mais qui n’hésite pas à proposer, une à deux fois par an, des événements jazz de toute première importance, comme cet inoubliable concert en solo de Keith Jarrett en 2015, qui restera gravé pour l’éternité dans la mémoire de tous les privilégiés qui ont eu la chance d’y assister. Voici que deux années après ce sommet, c’est un autre géant du Jazz qui se lance dans un défi identique : Chick Corea. Inutile de vous dire que les places vont s’arracher dès leur mise en vente car, si notre pianiste planifie sur son année un nombre plus important de concerts en solo que Keith Jarrett, les occasions de le voir évoluer dans cette configuration sont quand même relativement inédites. Il convient donc de d’adresser nos plus vives félicitations au programmateur de la saison de l’opéra de Bordeaux, car oui, vous avez bien lu, ce grand moment de musique est inclus au milieu d’une temporada classique. Bravo donc pour cette lumineuse idée qui comble de joie tous les inconditionnels d’un des plus grands pianistes de l’histoire du jazz.

48 heures après, c’est, dans un tout autre registre, une de celles qui feront l’actualité des prochaines années, qui se produira dans la charmante petite salle du Rocher de Palmer à Cenon : Alela Diane. Les occasions d’écouter du folk de qualité (et même du folk tout court) dans notre ville sont si rares qu’il serait vraiment regrettable de se priver du charme d’une des plus belles voix de la nouvelle génération de la scène Américaine.

Autre excellente nouvelle pour ces deux événements, le modeste prix des places. C’est ainsi que pour Chick Corea, les places les plus chères sont aux alentour de 60€ et c’est seulement 25€ qui vous sera demandé pour écouter Alela Diane. Ne trouvez vous pas, amis Bordelais, qu’à ces conditions, notre absence à ces concerts serait impardonnable ?

                                                                                                                                         Frédéric.

 

Ps : Compte tenu du long week-end de pentecôte, ce blog reprendra ses rubriques habituelles à partir du 22 mai.

Chick COREA and Jazz in MARCIAC (solo piano 2015)MEMI

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17 mai 2018

Emmylou Harris "Gliding bird" ! La sensation d'un collector !

Même s’il est incontestable de reconnaître que la présentation des cd d’aujourd’hui est beaucoup plus conviviale qu’au tout début de leur commercialisation, en particulier, grâce aux efforts fournis par les maisons de disques pour les rendre plus attrayants en incluant des livrets de plus en plus complets et en nous proposant des coffrets innovants, force est de constater que rien n’a jamais remplacé le vinyle tant au niveau de la qualité du son et du plaisir que lui seul est en mesure de procurer à tout collectionneur. Les lecteurs assidus de ce blog comprendront tout de suite ce sentiment unique de sortir un 33 T de sa pochette, de le poser sur sa platine et d’écouter un son dégageant une chaleur irremplaçable.

Ce ressenti s’exprime de manière encore plus forte lorsque vous rentrez dans votre discothèque un véritable collector avec sa couverture et son pressage d’origine, qui plus est dans un état exceptionnel et, cerise sur le gâteau, acquis à un prix défiant toute concurrence. Cette sensation unique et indéfinissable s’est présentée dans ma boite aux lettres, il y a une quinzaine de jours, avec la réception du tout premier album de la charmante Emmylou Harris « Gliding Bird » enregistré en 1969, alors qu’elle n’avait que 22 ans et n’était qu’une illustre inconnue dans le monde de la country music. Alors, bien évidemment musicalement parlant, cet album est très loin d’être parfait et exceptionnel. La voix d’Emmylou ne dégage guère de sureté sur la plus- part des 10 morceaux proposés et est même par certains moments, presque maladroite. Cependant, les prémices de la grande chanteuse qu’elle deviendra par la suite sont perceptibles sur quelques morceaux comme cette superbe interprétation de « I saw the light » composé par Hank Williams et sur les 5 titres composés par elle et livrés à l’appréciation de l’auditeur.

Mais la magie de ce vinyle se trouve ailleurs. Tout d’abord avec certains détails croustillants de sa pochette, comme la manière dont le prénom d’Emmylou est orthographié : Emmy Lou (la réédition qui suivra une dizaine d’année plus tard sous une couverture différente la présentera sous son prénom actuel) et puis cette photo présentant de manière très sixties, voire fifties notre chanteuse qui lui donne un charme incroyable. Les puristes que nous sommes regretteront sans doute l’absence de la mention du nom des musiciens l’accompagnant, mais il est vrai qu’à l’époque de l’enregistrement de ce document, ce facteur était loin d’être primordial.

Alors entre la magie d’un vinyle et la fadeur d’une écoute d’un album version CD ou par MP3 ou autre Deezer, je vous laisse deviner où se porte ma préférence.

                                                                                                                         Frédéric

 

emmylou harris

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16 mai 2018

Buddy Guy en concert à Pleyel: Vous aurez été prévenu !

L’actualité de Buddy Guy sera fournie au cours de ces prochains mois. A sa traditionnelle et annuelle tournée aux USA et en Europe s’ajoute en cette année 2018 la parution d’un nouvel album intitulé « The blues is alive and well » annoncé pour le 15 juin et qui succédera donc au plutôt réussi « Born to play guitar ». Peu d’informations ont filtré à ce jour sur le contenu musical de l’album. Seule, à ce jour, un très réussi dessin de couverture est disponible sur les différentes plateformes afin de pouvoir le commander ainsi que l’annonce de la participation de trois invités prestigieux que sont Mick Jagger, Keith Richards et Jeff Beck qui apparaitront chacun sur un morceau différent.

 Il existe plusieurs façons d’accueillir cette nouvelle. La première est la plus simple étant de nous réjouir qu’à 81 ans, notre bluesman déborde toujours d’activité et reste toujours une référence incontournable du blues. La seconde est beaucoup moins réjouissante et met en valeur la véritable escroquerie (et encore je pèse mes mots) que constitue un concert aujourd’hui de ce grand guitariste et déjà évoquée sur ce blog le 31 août 2016. C’est ainsi que si vous comptez vous rendre à Pleyel, le 6 novembre prochain et êtes prêt à débourser selon les places disponibles une somme allant de 69,70€ pour les places les plus éloignées à 186,30€ pour le carré or, il convient de vous rappeler le déroulement d’un concert de Buddy Guy afin que votre décision d’investir une somme conséquente soit prise en toute connaissance de cause. Voici donc la review du concert de 2014 à l’Olympia.

« Après les 20 minutes de pause, vint enfin celui pour lequel nous étions venus : Buddy Guy. A 78 ans passés, il est incontestablement plutôt bien conservé et dès le premier morceau nous délivre quelques riffs dévastateurs de sa guitare agrémentés de sa voix qui chante si bien le blues. A ce moment du concert, les regards portés entre nous laissaient à penser que nous allions à nouveau vivre un moment d’exception. Malheureusement, la suite ne fut que désenchantement, désillusion, frustration et s’est transformée en une colère froide devant ce qu’il est permis d’appeler une petite escroquerie. Monsieur Buddy Guy, dès la fin du premier morceau, s’est soudain mis à parler longuement et à commencer à nous raconter sa vie. Ce qui en soit peu apparaître intéressant, mais quand le spectateur réalise que ces interminables récits n’ont pour seul but que de meubler le temps et qu’ils deviennent systématiques à l’issue de chaque morceau joué, l’appréciation devient forcément différente. Pire, ceux -ci étaient à peine entamés qu’ils étaient immédiatement interrompus pour laisser place à de nouveaux longs récits qui étaient un calvaire pour certains spectateurs qui ne maitrisaient pas correctement la langue anglaise et même pour ceux qui, comme votre serviteur, la comprenne relativement bien, l’impression d’être pris pour un pigeon commençait à provoquer un immense malaise. Bénéficiant de l’apport de remarquables musiciens, Buddy Guy les laissait s’exprimer, au fil du concert, dans de longues improvisions, certes intéressantes mais pour lesquelles personne n’était venu. Pendant ce temps- là, notre bluesman se promenait dans les coulisses refaisant une apparition scénique sur la dernière partie de chaque morceau, afin de justifier son cachet. Le seul véritable bon moment fut lorsqu’il réapparut au milieu de la salle au niveau de l’orchestre pour nous distiller un mini solo ou tout son talent éclata. 

La dernière partie du show vit Quinn Sullivan revenir sur scène et accompagner le maître.

 Nous nous dîmes que, peut- être enfin, allions-nous enfin avoir droit à quelques moments épiques en particulier quand les notes du fabuleux « Stormy Monday » commencèrent à résonner de la bouche de notre bluesman. Un tel morceau repris par un monstre sacré du blues allait enfin nous apporter ce que nous étions venu chercher. Hélas pour nous, il s’effaça une nouvelle fois derrière Quinn Sullivan, à qui il confia le solo de guitare tant attendu. Ce dernier assura certes remarquablement bien ce redoutable exercice, mais à nouveau, nous n’avions pas fait le déplacement à Paris pour lui, mais pour assister au show complet d’une légende du blues qui, ce soir- là, s’est moquée ouvertement de nous.

Il est inutile de vous conter la suite qui fut de cet acabit. A ce rythme-là, Buddy Guy aurait pu rester toute la nuit sur scène, il n’est pas certain qu’il aurait été fatigué à la fin. J’ignore comment était son passage dans cette même salle en juillet dernier, où il devait interpréter son excellent nouvel album » Born to play guitar », mais il est à souhaiter pour le crédit de notre musique que ce genre de comportement proche de l’escroquerie soit connu du plus grand nombre, afin que chacun soit pleinement averti du risque pris lors de l’achat d’une place de concert de ce monsieur. Dorénavant, ce sera sans moi, mais cela, j’imagine que vous l’aviez deviné. »

S’il n’est ici nullement question de remettre en question le talent de Buddy Guy, souhaitons que ce petit rappel saura vous aider à effectuer le bon choix sur votre présence à ce concert.

                                                                                                  Frédéric.

buddy guy

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15 mai 2018

The Who" Live at Fillmore East 1968": De la dynamite officialisée !

Très attendu par les nombreux inconditionnels du groupe, la réédition officielle du bootleg de The Who « Live at the fillmore East 1968 » n’a pas déçu. Certes, l’album n’est pas indispensable et est d’une qualité inférieure à « Live at Leeds » avec lequel il peut être comparé sur le répertoire proposé, mais son écoute constitue un réel moment de plaisir dont il serait vraiment dommageable de ne pas poser sur sa platine, surtout que sa version CD est commercialisée à un prix des plus correct.

Conforté par les échos très favorables par sa prestation l’année précédente au festival de Monterey, la formation Britannique effectuait en 1968, son retour sur le sol Américain, plus précisément dans la salle la plus tendance de la ville de New York tenue et dirigée de main de maître par un certain Bill Graham : The Fillmore. Le bootleg circulait déjà au milieu des seventies de manière fort discrète dans quelques bacs de boutiques spécialisées, mais malgré des échos très favorables, sa très quelconque qualité sonore avait considérablement nuit au succès de sa diffusion, comme d’ailleurs beaucoup de ce type de productions enregistrées dans des conditions plutôt folkloriques. Retombé dans les circuits officiels, cinquante années après, l’œuvre de 2018 n’a pas grand-chose à voir avec le bootleg initial, puisqu’elle à bénéficiée d’une restauration et d’une remasterisation complètes qui nous offrent incontestablement un excellent son. Les ingénieurs n’ont pas pu sauver deux morceaux « Substitute » et « Picture of Lily » impossibles à restaurer du fait de l’état initial des bandes sonores et ont donc décidé de ne pas les mettre sur l’album. Ce qui est tout à leur honneur.

Nous retrouvons donc la formation d’origine, en pleine possession de ses moyens et surtout au sommet de sa forme, avec nos deux disparus John Entwistle à la basse et le génial et imprévisible Keith Moon à la batterie, dans un set pré « Tommy » avec un fort accent rockn ‘roll comme en témoignent les fulgurantes reprises des standards d’Eddie Cochran, sans oublier le fameux « I can’t explain » le tout occupant la totalité du CD1. Mais le meilleur reste à venir avec une détonante et explosive version de « My Generation » d’une durée de 33 minutes sur le deuxième cd, ce morceau justifiant à lui tout seul l’investissement dans l’album. Quel bonheur de retrouver à son zénith ce diabolique quatuor qui a fasciné et fait rêver tant de générations et qui démontre, s’il en était encore nécessaire, que John Entwistle et Keith Moon n’ont jamais eu, au sein du groupe, de remplaçants possédant le millième de leur talent.

« Live at the Fillmore East » est un vrai moment de plaisir et aussi de nostalgie. Il serait vraiment regrettable de s’en priver.

                                                                                                                                 Frédéric.

The Who - Summertime Blues - Fillmore East 1968 (1)

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14 mai 2018

Bordeaux et la musique: 1ère partie !

L’éditorial d’aujourd’hui sera un peu différent de ceux auxquels vous êtes habitués, puisqu’il s’adresse avant tout aux Bordelaises et aux Bordelais. Que les fidèles lecteurs de ce blog résidant dans d’autres régions se rassurent, dès demain, ils pourront retrouver leurs rubriques habituelles.

Donc, transportons-nous, l’espace d’une journée sur les bords de la Garonne et abordons deux aspects de sa récente vie musicale au travers de deux petites anecdotes. Depuis la disparition, au début des années 80, des trois grands magasins de disques spécialisés qu’étaient Guy Arias (le meilleur de tous), Reporter Photo et Bermond Siler, celui qui souhaite acquérir un album un peu plus collector que ceux distribués par la Fnac doit se diriger sur quelques petits magasins qui ont repris le flambeau. Mais pour cela, le malheureux acheteur doit suivre un véritable parcours du combattant, surtout s’il a la mauvaise idée d’effectuer son achat un matin. Car tenez vous bien, à Bordeaux, la grande majorité de ces magasins n’ouvre que du mardi au samedi de 14h, voire 15h à 18h et dans tous les cas pour ceux qui effectuent une journée normale, l’ouverture des grilles ne se fait pas avant 11h du matin. De plus, selon les boutiques, l’acheteur potentiel a intérêt à vérifier soigneusement l’état du produit qu’il acquière souvent très cher, en particulier les vinyles, sous peine de grosse désillusion. Après tout cela, il convient donc de relativiser les plaintes sur la faible activité commerciale des différents propriétaires de ces magasins.

Autre billet d’humeur : La salle des fêtes du Grand Parc, lieu mythique s’il en est de la vie musicale Bordelaise dans les années 70/80, avant qu’elle ne soit fermée pour des raisons de sécurité. Beaucoup de grands artistes s’y sont produits comme Kevin Coyne, Hatfield and the north, Kevin Ayers, Soft Machine, Magma et bien sur Gong qui y donna un concert d’anthologie qui marqua à vie tous ceux qui ont eu le privilège d’y assister. Pour fêter la réouverture de cette salle entièrement rénovée, une exposition retracant son histoire est organisée à la Bibliothèque du quartier du Grand Parc à grand renfort de publicité. Malheureusement, cette dernière est à la hauteur de ce qui caractérise la culture musicale dans notre ville depuis 1995 à savoir le néant absolu. Alors qu’il y a tant à raconter sur tous les événements qui ont marqué des générations entières, l’exposition se résume à un vulgaire panneau d’un mètre de large, avec quelques grandes dates largement connues et un petit film sans grand intérêt diffusé sur une télévision. Parait-il que le Mai musical (pour la musique classique) ou Sigma (pour celle traitée par ce blog) ruinaient les finances de la ville et ne présentaient pas le moindre intérêt, ce qui a soi-disant justifié leurs suppressions en 1995 par la municipalité à peine élue. En revanche, dans une ville totalement dénaturée, livrée aujourd’hui, de manière scandaleuse, entièrement aux promoteurs immobiliers, il n’y a aucun problème de financement pour organiser des « Fêtes pharaoniques », type celle du vin ou pour 20€, le bon peuple a le droit de boire un verre de piquette au milieu de la poussière des quais.

Souhaitons qu’à partir de 2020, la musique retrouve la place qu’elle a occupé par le passé dans notre belle ville et qu’elle mérite. Il n’y a plus qu’une année et demie à patienter.

                                                                                                                              Frédéric.

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11 mai 2018

Les coups de coeur du printemps: 8) Cate Brothers !

Repéré, accompagné en studio et sur scène et produit par Steve Cropper, ce duo de l’Arkansas fit un véritable ravage en 1975 avec leur premier album portant leur nom Cate Brothers. Le morceau « Union Man » fut un véritable hit, non seulement au niveau des radios US, mais aussi dans de nombreuses discothèques grâce au rythme torride et endiablé qu’il dégageait. Leur deuxième album, lui aussi très réussi, confirma ce succès. Sorti en 1977, leur troisième LP, bien que légèrement adouci par rapport aux précédents, portait toujours ce son, si fortement inspiré de la Stax. Ecoutez et découvrez pour ceux d’entre vous qui ne le connaitrait pas, ce sensationnel « Yield not to Temptation », véritable succès de discothèque. Il m’étonnerait fort que les nombreux amateurs de soul et de blues/rock de ce blog ne l’apprécient pas. N’oubliez pas de monter le son.

                                                                                                                          Frédéric.

Ps : Vos rubriques habituelles reprendront dès lundi prochain.

cate bros. - yield not to temptation

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09 mai 2018

Les coups de coeur du printemps: 7) Tom Russell !

J’ai toujours considéré que les lecteurs et commentateurs de ce blog sont sa principale source d’enrichissement. Qu’il est agréable d’apprendre et de partager au travers des écrits et des commentaires de Claude, Vincent, Jean Claude, Thierry et tant d’autres qui me pardonneront de ne pas les citer ici, faute de place !

Dans le genre spécialiste de la musique sudiste et country/rock des seventies, Jean Pascal est incontestablement une des références en la matière. Ses commentaires et ses recommandations sont toujours précieux et surtout passionnants. A ce titre, je suis ravi de vous découvrir aujourd’hui, grâce à lui, Tom Russell, un authentique songwriter de 69 ans, dont je constate avec consternation que, une fois de plus, sa tournée Européenne de mai et de juin évite notre pays, comme une grande part des artistes que nous apprécions.

Nul doute que vous allez être séduit par cette voix si chaude de cet extrait de son dernier album « Folk Hôtel », intitulé « up in the old hôtel ».  Encore merci, Jean Pascal, pour cette belle découverte. Il va de soi que cet artiste sera évoqué plus longuement ici même dans les prochaines semaines.

                                                                                                                                   Frédéric.

Tom Russell - Up In The Old Hotel (2017)

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07 mai 2018

Les coups de coeur du printemps: 6) Gallagher and Lyle !

En cette fin des seventies, le duo de folk Britannique Gallagher and Lyle (aucun lien avec Rory) a, par la douceur de ses mélodies, illuminé bien des fins de soirées passées dans des discothèques. Il est fort dommageable, qu’il n’ait pas survécu à l’horrible vague disco. Ce ne sont pas Fairport Convention, Paul Mc Cartney, Pete Townshend, Ronnie Wood, Eric Clapton et tant d’autres groupes et artistes de renom qui ont bénéficié de leur collaboration qui prétendront le contraire.

Retrouvons- les, dans leur plus grand succès de 1976, avec le titre « Breakaway qui aurait pu figurer dans le répertoire d’America, tant il semble inspiré de la musique du groupe Californien ».

                                                                                                                                  Frédéric.

Ps : J’espère que vous avez eu le temps de visionner la vidéo du come back de Neil Young and Crazy Horse publiée samedi dernier, puisque imitant ainsi The Eagles dans cette mauvaise et détestable habitude, The Loner a demandé à ce que celle-ci soit retirée de la toile. Un seul mot : CONSTERNANT !

Breakaway - Gallagher & Lyle

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