BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

23 janvier 2020

Ange: un cinquantième anniversaire rempli de promesses !

Ange - Ces gens là

Cinquante années. Non, malheureusement, votre serviteur a dépassé ce bel âge depuis fort longtemps. Cinquante années est juste la belle et fort respectable durée d’un groupe de rock Français : ANGE !

En prenant mon billet la semaine dernière, pour le concert du 9 octobre, au Rocher de Palmer à Cenon, j’avais beaucoup de difficultés à réaliser que ma seule et unique rencontre avec Christian Decamps datait déjà de tant d’années, puisque celle-ci eut lieu un soir d’automne en 1973. A l’époque, son frère Francis l’accompagnait pour un superbe concert donné à l’occasion de la sortie de leur album « Le cimetière des Harlequins » et ou était aussi interprété leur précédente réalisation « Caricatures ». Vous décrire ce concert tel qu’il s’est déroulé à l’époque m’est impossible, compte tenu du temps passé depuis. Seuls divers flashs ressortent, comme ces marionnettes agitées par un des deux frères et qui ont fait l’objet de la couverture de « Caricatures » et puis aussi ce climat planant régnant pendant près de deux heures et qui n’était pas seulement dû aux substances en vogue dans les seventies. Car le groupe, que l’on présentait à l’époque comme le Genesis Français, savait mieux que quiconque emmener les spectateurs dans un univers mystique et particulier avec des paroles articulées de telle manière qu’elles portaient immédiatement sur le public.

Alors, que vaut Ange aujourd’hui ? Très sincèrement, il m’est totalement impossible de répondre à cette question pour l’instant. Francis Descamps a été remplacé par le fils de Christian. Les critiques sont excellentes et font sincèrement regretter que en 1972, le groupe n’ait pas plus tiré profit de leur passage au festival de Reading ou en sortant de scène, les frères Descamps reçurent les félicitations de Keith Emerson, de Greg Lake et de Carl Palmer pour la qualité de leur prestation. Dans une récente interview accordée à France Info, Christian Descamps revient sur le manque d’écho en France sur leur passage au festival Anglais en affirmant que, au moment de leur montée sur scène, toute la presse Française était attablée autour d’un bon repas bien arrosé.

Mais peu importe cette amusante histoire, aujourd’hui Ange fête ses cinquante années d’existence et se produira fin janvier pour deux soirs au Trianon avec des shows sold out depuis fort longtemps, avant de prolonger la fête par une tournée en province. Raison de plus pour ne pas manquer leur prochain passage près de chez vous.

                                                                                                                          Frédéric.

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22 janvier 2020

The Grateful Dead: une inépuisable source de revenus !

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Voici surement le meilleur marketing de toute l’histoire du rock, assurant sans peine l’avenir de plusieurs générations. Appréciant d’être informé en temps réel de l’actualité de nos musiciens préférés, ce sont quotidiennement une bonne dizaine de newsletter qui s’affichent sur mon ordinateur, mais celles venant du Grateful Dead dépassent de loin les mieux construites en matière de communication, vous donnant systématiquement l’envie de craquer sur le ou les produits proposés.

Car, bien qu’ayant cessé toute création musicale nouvelle depuis le décès de Jerry Garcia en 1995, c’est un véritable déferlement de CD et de vinyles que nous offre mensuellement le plus grand groupe qu’ait produit la baie de San Francisco. Il faut bien reconnaître que le réservoir de production discographique du Grateful Dead est pratiquement illimité, puisque, à ma connaissance, la formation Californienne est la seule à avoir enregistré tous les concerts qu’elle a donné depuis ses débuts, ainsi que ceux des shows de son leader Jerry Garcia avec ses amis sous le nom de Jerry Garcia Band et lorsque l’on connait le nombre sidérant de concerts donnés par le Grateful Dead, l’on ne peut que se dire que, au rythme de une sortie mensuelle, nous serons au paradis de la musique depuis longtemps lorsque le dernier enregistrement sortira.

A cette production discographique régulière, il convient de rajouter la passionnante série Dave’s Picks de David Lemieux qui, tous les trois mois, vous propose sous forme de CD, en édition limitée à 22 000 exemplaires et numérotée, un concert du groupe totalement remixé et croyez mon expérience, vous avez intérêt à cliquer immédiatement sur la case achat lorsque vous recevez le mail de mise en vente. Car, les 22 000 exemplaires imprimés s’écoulent en quelques heures et de ce fait deviennent immédiatement de véritables collectors se revendant entre 300 et 500$ sur les plateformes type Amazon et Fnac.

A tout ceci, rajoutons les multiples T Shirts, livres, accessoires de décoration et même du thé au nom du groupe. La caverne d’Ali Baba constituée par l’œuvre du Grateful Dead est loin d'être encore vidée, pour le plus grand bonheur des héritiers de la formation Californienne.

                                                                                                                                Frédéric.

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21 janvier 2020

"The last waltz": un concert hors norme !

The Band & Eric Clapton Further On Up The Road The Last Waltz

J’ignore si vous êtes dans le même cas que moi, mais en mettant un peu d’ordre dans ma collection de vinyles et de CD, je me suis fait la réflexion suivante : ce sont toujours les mêmes albums qui tournent en boucle sur une année, en gros la même centaine et pourtant ma discothèque en comporte près de 2000, ce qui laisse tout de même un large choix, suivant l’humeur de la journée. Au milieu des « inactifs » se trouvait, de manière fort curieuse, l’édition expanded de « The Last Waltz ». La réception de nouveaux albums acquis sur la toile et sur les salons étant plutôt calme en ce début 2020, une nouvelle écoute de cette petite merveille s’est imposée d’elle-même à mes oreilles. Vous connaissez tous l’histoire de ce fabuleux concert, donné au Winterland de San Francisco en novembre 1976, à l’occasion de la fin de l’aventure de The Band, groupe Canadien que l’on peut classer parmi les plus brillants qu’ait produit le rock Nord- Américain, il est donc inutile de vous la conter à nouveau.

Mon plus grand regret par rapport à ce concert est de l’avoir manqué, puisque 1 mois avant, mon chemin m’avait amené dans la bay aera pour voir le Grateful Dead et The Who dans le cadre des « Days of the green », mais, malheureusement, j’avais pris mon billet d’avion de retour vers la France quelques semaines avant l’annonce de ce concert et il m’était impossible de pouvoir le modifier. Mais ceci est purement anecdotique et il est beaucoup plus intéressant de s’attarder sur la qualité de cette expanded edition. Superbement présentée dans un format livre, ce coffret nous offre l’intégralité d’un concert historique, comme seul Bill Graham savait les organiser. Imaginez- vous ce qu’ont dû ressentir les 5000 privilégiés, possesseurs d’un billet, lorsque celui-ci leur a déclaré à l’issue du show qu’ils allaient être invités à partager un diner avec toutes leurs idoles ? Que doit’ on éprouver lorsque l’on a pour voisin de table, Muddy Waters, Bob Dylan, Eric Clapton ou bien Neil Young ? Voici une sensation que tout amateur de musique aimerait sûrement connaitre.

 Mais « The Last Waltz » n’est pas seulement un concert hors norme, il marque également la fin d’une période bénie des Dieux, celle des grands concerts des sixties/ seventies, époque dorée, utopique diront certains, mais tellement magique pour toutes celles et ceux qui l’ont vécu. Certes de grands événements continuèrent à se dérouler tels que les Crossroads festivals Guitar, offrant aussi des plateaux somptueux, mais pour avoir assisté à celui de 2013, je ne peux que témoigner que l’atmosphère unique de ces concerts de légende, avec son innocence et sa convivialité, s’était évaporée avec le temps au profit des billets de banque portant le portrait des présidents des Etats Unis.  Mais ceci est une autre histoire. Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à investir dans l’intégralité de « The Last Waltz » si ce n’est déjà fait. Les cinq CD et le Blu-Ray vous offriront un voyage inoubliable.

                                                                                                                     Frédéric.

Once Were Brothers: Robbie Robertson and The Band - Official Trailer

Ps : Un film sur l’histoire de The Band, réalisé par Daniel Roher, co- produit par Martin Scorcese, intitulé « Once were brothers » et dont vous trouverez, ci-dessus, la bande annonce, sera présenté dans les cinémas de nombreux pays pour une séance unique et exceptionnelle le 21 février. A ce jour, aucune information n’a filtré sur son éventuelle diffusion, ce soir- là, en France.

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20 janvier 2020

Miles Davis période jazz/fusion: la révolution !

MILES DAVIS (Big Fun)

L’œuvre immense de Miles Davis peut être décomposée en de nombreuses périodes tout à fait distinctes et parfaitement identifiables que chacun appréciera différemment, selon sa propre sensibilité. Autant, selon mon modeste avis, sa fin de carrière fut décevante avec en particulier « Tutu » du, au bien surcôté Marcus Miller, autant sa période « fusion » des seventies fut exceptionnelle et encore une fois, en prenant le recul nécessaire, nous ne pouvons que constater que Miles Davis fût un des pionniers d’un genre qui connaîtra un succès foudroyant pendant une dizaine d’années, avec des groupes comme Weather Report, Mahavishnu Orchestra etc…

Tout commença avec « In the silent way » et surtout « Bitches Brew » en 1970, albums pionniers de la fusion électrique et du jazz, ou Miles Davis prit le risque de s’entourer de jeunes musiciens qui deviendront, quelques années, après les chefs de file du jazz/fusion comme Joe Zawinul, fondateur avec Wayne Shorter de Weather Report et John McLaughlin, tout droit sorti de sessions avec Jimi Hendrix et qui créera par la suite le Mahavishnu Orchestra. Tous les amateurs de Jazz vous le confirmeront, il y eut un avant et un après « Bitches Brew », album ou à partir d’un thème conducteur, Miles laissa toute liberté d’improvisation à ses musiciens, leur permettant ainsi d’inclure leurs influences musicales venues du monde entier, marquant ainsi un tournant totalement innovant que l’on retrouva, par la suite, tout au long de la carrière de groupe comme Weather Report.

L’aventure discographique jazz/fusion se poursuivit avec deux autres albums. Le premier enregistré en public « Live Evel » et celui que je considère comme le plus réussi de tous, le monumental « Big fun ». Le nom des musiciens figurant sur cet album suffit à lui-même pour donner une idée à ceux qui ne le connaissent pas encore de ce qui les attend. Songez un peu : 4 morceaux d’une vingtaine de minutes chacun avec Herbie Hancock, Chick Corea, Ron Carter, Bennie Maupin, Billy Cobham, John McLaughlin, Jack De Johnette, Joe Zawinul, Wayne Shorter, Dave Holland, Airto Moreira. Difficile de faire mieux, vous en conviendrez certainement avec moi.

La suite de cette période fusion électrique se prolongera avec les albums « Get up with it » et « Agharta ». Durant toutes ces années, Miles Davis se produisit très régulièrement en France et en particulier dans le Sud-Ouest avec des apparitions à Bordeaux dans le cadre du défunt festival Sigma et aussi à Andernos Les Bains. Je garde d’ailleurs un extraordinaire souvenir d’une de ses prestations dans la cité balnéaire du bassin d’Arcachon ou sa musique ensorcela littéralement un public plutôt novice en matière de Jazz.

Décédé en 1991, Miles Davis nous laisse une œuvre immense et est certainement avec John Coltrane, le musicien ayant le plus contribué au développement du jazz. N’hésitez pas à vous replonger dans son univers si particulier en réécoutant sa discographie, disponible aujourd’hui à un tarif particulièrement abordable grâce à sa réédition.

                                                                                                                    Frédéric.

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19 janvier 2020

Kern Pratt: une belle découverte !

Baby's Got Another Lover

La richesse d'un blog, ce sont avant tout ses lecteurs qui la crée. Merci  à "Gwerz" d'avoir, dans son commentaire sur Christone "Kingfish" Ingram, attiré mon attention sur ce guitariste dont j'ignorais l'existence.

Excellent dimanche.

                                                                                                                                        Frédéric.

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18 janvier 2020

Christone "Kingfish" Ingram: La révélation blues 2019!

Christone "Kingfish" Ingram MISSISSIPPI BLUES GUITAR HEAT Montréal JAZZ Festival Canada 2018

En ce samedi hivernal, faisons place au talent représenté par la jeunesse et en particulier par Christone « Kingfish » Ingram, 20 ans, originaire de Clarksdale dans le Mississipi et que beaucoup considèrent, non sans raison, comme un des plus solides espoirs du blues. Promu par Buddy Guy, qu’il accompagne régulièrement sur scène, son premier album, sorti le 28 juin 2019, fût unanimement salué par la critique.

 Pour être tout à fait objectif et échaudé par l’aventure Quinn Sullivan, autre « prodige » promu par Buddy Guy aujourd’hui disparu des radars, il convient d’attendre la confirmation avec son deuxième album et aussi de suivre son évolution musicale dans le temps, avant de le classer définitivement parmi les tous grands. Cependant, il convient de reconnaître qu’il présente de très solides atouts pour s’installer définitivement sur les sommets du blues. Christone « Kingfish » Ingram sera cet été en France avec, pour l’instant, deux dates dans le Sud- Ouest dans le cadre des festivals de Cahors et de Cognac.

Pour vous permettre de mieux le découvrir, retrouvons- le sur l’intégralité de son passage au festival de Montréal en 2018. A 18 ans, quelle performance !

Excellent week-end musical.

                                                                                                                  Frédéric.

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17 janvier 2020

Chris Darrow 1944-2020

CHRIS DARROW- Take Good Care of Yourself

Fondateur du groupe folk psychadélique "Kaleidoscope" et membre l'espace d'une année du Nitty Gritty Dirt Band, Chris Darrow nous a quitté ce jour, victime d'une attaque. Il nous avait livré aussi des albums solo plutôt réussis et avait travaillé avec James Taylor.

Retrouvons le dans un extrait de son second album solo.

                                                                                                                                                            Frédéric.

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Le triple et quadruple vinyle: un concept obsolète ?

Combien en possédons-nous dans notre discothèque ? Finalement assez peu surement, car si le concept fut un moment en vogue pendant les seventies, il s’éteignit relativement rapidement pour deux raisons essentielles : meubler son large contenu et surtout son prix de vente. Et pourtant, qu’il est agréable de contempler une pochette ou bien la couverture d’un coffret d’un triple ou même quadruple vinyle. Souvenez-vous de ces moments ou adolescents, nous regardions avec désir ces illustres objets accrochés à la vitrine de nos magasins de disques préférés. Remémorez-vous la part de rêve qu’ils engendraient en nous. Pour ma part, j’ai encore en mémoire, le temps des économies et des privations de certains plaisirs auxquels je m’étais soumis pour acquérir le coffret du « Fillmore, the last days » pour ne citer que lui.

S’ils sont certes peu nombreux, il n’en reste pas moins que certains coffrets ont indiscutablement marqué leur époque et s’il ne fallait en retenir que cinq, voici une courte sélection, dans cinq styles différents, qui comme toute liste prête forcément à discussion, mais qui je pense recueillera de nombreux suffrages :

Isn't It A Pity

1)      George Harrison « All things must pass » : A tout seigneur, tout honneur ! Inoubliable album, contenant bien sur le célèbre « My sweet Lord », avec des invités prestigieux comme Eric Clapton, Billy Preston, Dave Mason etc…

 

"Going up the Country" - Canned Heat / WOODSTOCK '69

2)      Woodstock : Qui d’entre nous n’a pas rêvé devant cette pochette et vibré avec son contenu explosif (Santana, Ten Years After, Sly and the Family Stone, The Who etc…) ?

 

25 or 6 to 4 (Live at Carnegie Hall, New York, NY, April 5-10, 1971)

3)      Chicago : « Live at Carnegie Hall » : Quel coffret inoubliable avec un Terry Kath à son sommet et quelle présentation avec cet immense poster, son livret. Surement, un des tous meilleurs albums de cette superbe formation.

 

Will The Circle Be Unbroken

4)      Nitty Gritty Dirt Band « Will the circle be unbroken volume 1 ». Enregistré en 1971 à Nashville, ces « hippies » ont bouleversé tous les codes de la capitale de la musique country. D’abord sceptiques et incrédules, les stars locales se sont bousculées par la suite pour enregistrer avec ces jeunes qui changèrent totalement la donne de la country.

 

INCIDENT AT NESHABUR (Santana) Live 1973 Japan "Lotus"

5)      Santana « Lotus » : Destiné initialement au seul marché Japonais, cet extraordinaire triple album fut très vite récupéré par CBS et devint ainsi un classique du guitariste mexicain. La version de « Incident at Neshabur » vaut à elle seule son acquisition.

 

Tous ces coffrets se trouvent encore relativement facilement dans les divers salons de vinyles. Si jamais, ils se présentent à vous, n’hésitez pas à investir dedans, votre satisfaction compensera largement la mise parfois élevée nécessaire à leur acquisition.

                                                                                                                 Frédéric.

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16 janvier 2020

Un beau concert !

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Dommage, cela fait un peu loin. Et puis à cette date, nous serons à Londres pour l'hommage à Ginger Baker. Ce qui est certain, c'est que tous ceux, dont le nom figure sur cette affiche, ne seront pas là pour accompagner Eric Clapton à l'Eventim Apollo..

                                                                                                                                                                       Frédéric.

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1970, année de toutes les folies !

eric clapton

Tous les événements traités ci-dessous se sont produits, il y a cinquante ans et pourtant c’est peu d’affirmer qu’ils sont encore bien présents dans nos esprits.  Il est d’ailleurs facile d’imaginer que les maisons de disques et d’édition vont, au cours des prochains mois, nous bombarder d’albums « expanded » et d’ouvrages relatant la vie personnelle et la carrière musicale de tous ces artistes.

Il est exact que l’année 1970 marqua un tournant capital de l’histoire, tant par sa nouvelle dimension médiatique et les albums qui s’en suivirent, mais aussi par la fin de certains groupes ayant marqué les sixties, ainsi que par la tragique disparition de deux icones du rock. Mais reprenons le fil conducteur des événements et effectuons un bref retour en arrière. Souvenez-vous, au début de l’année 1970, le rock, grâce à l’impact du festival de Woodstock commençait sa présence dans les foyers avec les premières émissions radio lui étant entièrement dédiées, les disques marchaient fort bien. Mais, revers de la médaille, le son pop commençait à représenter la majeure partie des ventes et le blues tel que nous l’aimons était placé de manière fort confidentielle dans les bacs des magasins, non pas parce que les LP étaient de médiocre qualité musicale( bien au contraire, Muddy Waters, Freddie King et consorts étaient toujours aussi brillants), mais pour la simple et unique raison que la jeunesse de l’époque lui préférait CSNY, les Stones, les Doors, artistes plus clivants dans leur mode de vie et auxquels elle s’identifiait dans son désir de révolte post 1968.

Pour porter un jugement objectif, il faut reconnaître que la production discographique en cette année 1970 était hors norme. Citer toutes les sorties ici-même serait trop long et fastidieux. Mentionnons pour le plaisir et en essayant de varier les styles musicaux : Simon and Garfunkel « Bridge over trouble water », Van Morrison « Moondance », James Taylor « Sweet baby James », The Doors » Morrison hôtel », The Who » Live at Leeds », CSNY « Déjà vu », Poco « First Lp », The Beatles « Let it be », Eric Clapton « Eric Clapton ». Il vaut mieux arrêter là pour ne pas lasser.

En 1970, se formèrent Weather Report, America, Derek and the Dominos, Doobie Brothers, Emerson Lake and Palmer, Mark-Almond, Wet Willie, Pure Prairie League… Tous ces groupes connurent par la suite une carrière brillante, mais plus ou moins longue, car 1970 est aussi l’année de la disparition de beaucoup d’illustres formations des sixties à commencer par la plus connue d’entre elle : The Beatles officiellement séparée le 10 avril, mais aussi Peter Paul and Mary, Jimi Hendrix Experience, Ginger Baker’s Air Force, Electric Prunes, Full Tilt Boogie, Simon and Garfunkel, Vanilla Fudge, Diana Ross and the Supremes, The Turtles…

Cette année 1970 commencée en beauté se conclut également tragiquement avec la disparition, le 18 septembre de Jimi Hendrix, suivie, le 4 octobre par celle de Janis Joplin.

Cinquante années après leur mort, l’image de ces deux icones du rock est telle qu’il est facile de penser à ce que les maisons de disques et d’éditions sont en train de nous préparer à l’occasion de ces bien funestes anniversaires. Nous aurons largement l’occasion d’y revenir dessus au cours de cette année 2020.

                                                                                                                   Frédéric.

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