BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

13 décembre 2018

Les coups de coeur de l'hiver 2018: 1) Sea Level !

 Comme annoncé dans l’éditorial d’hier, nous entamons aujourd’hui une mini -série qui nous emmènera jusqu’à la fin de l’année et qui a pour but essentiel de nous replonger dans des albums tombés légèrement dans l’oubli ou bien peu chroniqués sur la toile.  

 Pour un premier album, ce fut un véritable coup de maitre. Lorsqu’en 1977, sorti cet incroyable disque avec la participation de3 musiciens d’exception, issus de la réunion des ex Allman Brothers Band : Jai Johanny Johanson, Chuck Leavell et Lamar Williams auxquels vint se rajouter le guitariste Jimmy Nalls, nous retrouvâmes, l’espace d’un instant, l’âme des premiers albums de ABB. Il est fort difficile d’extraire un morceau particulier de cette pépite, qu’est la première réalisation du groupe Sea Level. Cependant, à titre personnel, j’éprouve un faible pour cette extraordinaire reprise instrumentale de « Scarborough fair » de Paul Simon, littéralement illuminée par les claviers de Chuck Leavell. Les albums qui suivront, bien qu’intéressants, ne confirmeront cependant pas tout à fait les attentes placées dans ces formidables musiciens, bien que leur éventuelle acquisition soit loin de dépareiller votre discothèque.

                                                                                                                                    Frédéric.

Sea Level - Scarborough Fair

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12 décembre 2018

2019, des concerts du meilleur cru !

Exceptée une ouverture par un concert d’un groupe Français au mois de février, c’est une année 2019 très prometteuse, essentiellement concentrée, au moment où sont écrites ces quelques lignes, sur notre sol, mais surtout avec un très fort accent Américain qui se présente pour l’amateur de musique que je suis.  S’il est certes extrêmement agréable d’effectuer des déplacements à Londres, cette situation présente au moins l’avantage de pouvoir effectuer quelques économies, ce qui par les temps qui courent est loin d’être négligeable.

Le rendez-vous d’ouverture est fixé en février avec la venue du groupe Ange. Cela risque d’être un sacré moment d’émotion, compte tenu que notre seule et unique rencontre date de 1973 dans cette salle mythique qu’était l’Alhambra à Bordeaux. Après un mois de mars pour le moment bien calme, il sera temps de fêter le printemps début avril avec un déplacement Parisien, pour une toute première et bien prometteuse rencontre avec le Tedeschi Trucks Band dans le cadre du toujours bien convivial Olympia. Indiscutablement, la venue du couple Trucks et de leur formation sur le sol Français constitue un événement de premier plan à ne rater sous aucun prétexte. Le temps de poser les valises sur le sol Bordelais, ce seront deux rendez-vous en avril avec Martha Fields qui attendront l’amateur d’America music que je suis avant le grand départ, le 26 mai, pour Anvers pour une troisième et hélas, sans doute, ultime rencontre avec The Eagles. Ce rendez-vous très attendu, avec la formation Californienne, permettra enfin de découvrir le fils de Glenn Frey et de constater si les commentaires si élogieux à son égard sont justifiés, ce dont je ne doute guère à la vision des quelques vidéos disponibles. En juin, ce sera Elton John qui se produira à l’Arena de Bordeaux pour un concert, avec un prix des places particulièrement élevé, qui n’a pas cependant empêché d’afficher la mention » sold out » en l’espace de quelques jours. L’été sera sûrement marqué par quelques rendez-vous jazz non communiqués à ce jour, mais à chaque fois réussis, comme l’est, tous les ans, la programmation du festival Jazz and Wine Bordelais. Enfin, en septembre, ce sera un retour sur Paris, pour la venue exceptionnelle de John Prine au Trianon Parisien. Nous nous plaignons régulièrement de l’absence de concerts de country dans notre pays, pour ne pas manquer la venue de ce grand songwriter.

Bien sûr, d’autres événements viendront se rajouter à cette liste au cours des prochains mois, mais déjà ce magnifique programme est synonyme de très grands moments. Souhaitons que ceux -ci soient à la hauteur des rêves qu’il laisse entrevoir.

                                                                                                                                       Frédéric.

Ps : A mon grand regret, il me sera impossible de m’y rendre pour les revoir une ultime fois, mais je ne saurai trop que conseiller aux lecteurs Parisiens de ce blog de se rendre en masse, au concert que donnera, le 21 mai 2019 à La Cigale, le légendaire groupe de Oakland Tower of Power. Un événement exceptionnel, incontournable pour tous les amateurs de jazz/funk. Sa section cuivre fût sollicitée par les plus grands tels que Otis Redding, Little Feat, Santana, Elton John, Cat Stevens, John Lee Hooker, Jefferson Starship, Grateful Dead, Rod Stewart etc… Un événement à ne pas manquer.

Comme tous les ans, à l’occasion des fêtes de fin d’année, ce blog fonctionnera dès demain de manière allégée et ce jusqu’au 31 décembre, mais sera bien évidemment mis à jour quotidiennement et l’actualité traitée en profondeur dans le cas où un événement majeur viendrait à se produire. Vous retrouverez donc dès demain, ainsi que vous en avez pris l’habitude maintenant, la rubrique intitulée « Les coups de cœur » mettant en valeur des morceaux et des albums oubliés.

Excellentes fêtes de fin d’année à tous !

Tedeschi Trucks Band- 7.29.18 *Full Show*

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11 décembre 2018

Stones In Bordeaux !

Nous en reparlerons plus longuement vendredi, mais d'ici là, lectrices et lecteurs Bordelais ou vous qui êtes de passage dans notre ville, n'hésitez pas à vous rendre au:

22 rue Mably 33000 Bordeaux de 11h à 19h. 

Et en plus, c'est gratuit.

                                                       

STONESINBORDEAUX_AIXILE_2018

                                                                                                          Frédéric.

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L'album d'une vie: Jesse Colin Young "Song for Juli"

Jesse Colin Young - Mornin' Sun

Allez savoir pourquoi, il y a certains disques que l’on prend plaisir à commenter et à faire connaitre à son entourage, surtout quand il s’agit d’artistes moyennement ou peu connus, peut-être parce que on a l’impression de tenir entre ses mains une pépite et que l’on a envie d’offrir aux autres le bonheur de la savourer avec la douceur qu’elle mérite.  Cet album de Jesse Colin Young, sorti le 6 octobre 1973, appartient à cette catégorie et s’il a connu un succès relatif auprès des disquaires de l’époque, je trouve important de le faire découvrir à de nouvelles générations qui n’auraient pas tendance à se porter sur ce style musical.

Né dans le quartier du Queens, près de New York City, il y a 74 ans, Jesse Colin Young a grandi auprès d’Art Garfunkel et ce n’est donc pas un hasard si nous retrouvons certaines consonances musicales communes entre eux. La comparaison s’arrête cependant ici, car la musique de Jesse Colin Young tend non seulement vers le folk, mais aussi le jazz, la country, la musique cajun et même, mais à un degré moindre, la bossa nova et la musique hawaïenne. Il effectua ses débuts musicaux au sein du groupe The Youngbloods. Leur premier album sorti en 1969 connut un gros succès avec le titre « Get together ». Auparavant, il avait enregistré dès 1964, en solo, un album considéré comme une œuvre essentielle du folk intitulé « Soul of a city boy » et que vous pouvez acheter, encore aujourd’hui, à un prix raisonnable sur son site internet. En 1972, il décida de quitter le groupe et sort donc un an plus tard, cet extraordinaire album intitulé « Song of Juli ». Tous les styles de musique, l’ayant influencé et cités plus haut, y sont représentés le tout sur une voix d’une finesse sans égal et il est difficile de détacher un morceau plus qu’un autre devant tant de perfection.  Il est rare de pouvoir qualifier un album de parfait de bout en bout, c’est pourtant le cas pour celui-ci. Je vous invite à vous lever un matin en écoutant « Morning sun » et « Song for Juli », je suis persuadé que l’humeur de votre journée sera différente tant cette musique est un véritable rayon de soleil.

D’autres albums suivront au cours des années, qui seront très réussis, mais sans toutefois atteindre le même niveau de perfection absolue que ce « Song for Juli ». Aujourd’hui, Jesse Colin Young, très impliqué dans la cause écologique a considérablement ralenti ses activités musicales et ses tournées dont la dernière date de 2012. Il préfère se consacrer à sa famille et à la vente du café (ce n’est pas une plaisanterie) qu’il produit depuis sa petite plantation à Hawaï et que vous pouvez vous procurer depuis son site internet.

Si vous souhaitez acquérir « Song for Juli », il est beaucoup plus accessible financièrement via le site internet de JCY, malgré des frais de port élevés, plutôt que par les circuits de distribution traditionnels.  Ne vous privez du plaisir et du bonheur que constitue l’écoute de cet album. Les pépites de ce calibre sont tellement rares de nos jours.

                                                                                                                                                                                                                                         Frédéric

Jesse Colin Young - Song For Juli

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10 décembre 2018

2018, des concerts contrastés !

 L’année 2018 touche à sa fin et il est désormais temps de se retourner sur les moments plus ou moins bons de ces différents concerts indispensables à notre passion et pour lesquels nous nous investissons tant. Ce fût donc une année très contrastée, démarrant relativement difficilement avant de se conclure par deux instants d’exception.

La saison débuta le 6 mars au New Morning avec Albert Lee pour un show aux accents country/rock, certes agréable à l’écoute, mais très loin d’être renversant. Le type même de concert imprimant peu et que l’on oublie aussitôt après être sorti de la salle et sur lequel le spectateur n’a pas grand-chose à raconter. De la bonne et agréable musique bien interprétée sans génie et surtout sans grande passion devant une assistance restreinte.

Du génie et de la passion, Airto Moreira, lors de son passage, le 7 juin, au New Morning en possède énormément comme en témoigne son immense carrière. Mais hélas, les années passant, sa fougue et son charisme qui étaient sa marque de fabrique sur scène se sont lentement évaporés laissant la place à un show quelque peu insipide, d’où ressortit cependant un exceptionnel guitariste que nous reverrons pour notre plus grande surprise à Londres, un mois plus tard, Jose Neto.

Le samedi 16 juin restera une date gravée dans toutes les mémoires de ceux qui ont eu le privilège d’obtenir un billet pour se rendre à l’Olympia et d’applaudir l’immense Joan Baez pour un de ces concerts qui vous marque à jamais. Cette prestation inoubliable, incroyablement émouvante d’une des plus grandes dames du folk, ensorcela littéralement un public de connaisseurs qui offrit un triomphe retentissant à une musicienne d’exception.

C’est le cadre enchanteur de Hyde Park qui nous accueille, en cette très chaude journée du 8 juillet, pour un concert hors norme, malheureusement gâché par le manque de respect pour le public de la part d’un ancien guitariste de blues bien connu, dont le nom ne mérite même pas d’être cité ici. Le passage de Steve Winwood valait beaucoup mieux que cette relative indifférence dont sa couverture fit l’objet de la part des médias. Son seul inconvénient fût d’être programmé un peu trop tôt dans l’après-midi, sous une chaleur torride et accablante, qui empêcha la communion avec un public pensant plus à se désaltérer auprès des nombreuses buvettes qu’à écouter un show très enlevé, d’où ressortit le guitariste Jose Neto, vu un mois plus tôt avec Airto Moreira au New Morning. La prestation de Carlos Santana et de son groupe illumina littéralement cette journée par sa force de conviction et sa facilité de communication avec le public qui fit d’ailleurs de lui l’incontestable et unique vainqueur de la soirée à l’applaudimètre. Nous avons retrouvé, ce soir- là, le formidable guitariste des seventies magnifiquement accompagné par des musiciens d’exception avec une mention spéciale pour Cindy Blackman, sa charmante épouse, dont le druming époustouflant ensorcela complètement le public. Concernant celui qui, depuis quelques semaines, vient de commencer une reconversion en Père Noël, tout a déjà été dit, sur ce blog, sur son scandaleux et inadmissible passage, il est donc inutile d’en reparler.

Après un intermède de quatre mois, le temps de se remettre de ces émotions, place en ce dimanche 25 novembre, à la magie du piano d’un génie nommé Chick Corea pour un concert en solo qui marquera sans doute à jamais l’histoire du Jazz à Bordeaux. Le mélange de classique et de Jazz imprima totalement sur un public qui offrit au maître un triomphe à la Romaine.

 

Qui mieux que Don Bryant and The Bo-Keys pouvaient nous permettre de conclure une année sur une note inoubliable ? Leur prestation, en ce 30 novembre, combla de joie tous les spectateurs présents au New Morning. Ce qu’ont accompli, ce soir-là, ce jeune homme de 76 ans et sa formation restera surement comme un des meilleurs moments de l’année, offrant ainsi une conclusion exceptionnelle à une année contrastée, constituant un cru 2018 pouvant être qualifié de moyen plus, se composant de deux demies- déceptions (Albert Lee et Airto Moreira), un excellent show (Steve Winwood), une escroquerie majuscule ( merci Père Noël), et fort heureusement de quatre fabuleux moments (Joan Baez, Carlos Santana, Chick Corea, Don Bryant and the Bo-Keys).

Vivement le cru 2019 qui s’annonce fort prometteur, mais de ceci nous en reparlerons mercredi, en conclusion des éditoriaux de cette année !

                                                                                                                               Frédéric.

 

Stevie Winwood: Gimme Some Lovin'

 

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08 décembre 2018

Le double bonus du week-end des lecteurs: Stillwater and Whiskey Myers !

Stillwater - Mind Bender

Aujourd’hui, à titre exceptionnel, le traditionnel bonus du week-end est double. Non seulement par ce qu’il comporte deux vidéos, mais surtout, pour la simple et bonne raison, qu’il vous est offert par deux des lecteurs les plus assidus de ce blog. C’est ainsi que Jean Pascal vous présente le groupe Stillwater, auteur de deux albums à la fin des seventies sur le label Capricorn qui viennent juste d’être réédités en CD et qu’il est possible de se procurer à des tarifs abordables en vinyle. Nous le découvrons, ici dans ce morceau particulièrement enlevé et intitulé « Mind Bender ».  Toujours dans le registre sudiste, Vincent vous présente la génération montante venant du Texas et symbolisée par le groupe Whiskey Myers dans « Ballad of a southern man ».

A noter pour les amateurs du genre, la bonne nouvelle constituée par la venue de John Prine à Paris, dans la ravissante salle du Trianon, le lundi 2 septembre 2019.

Excellent week-end musical.

                                                                                                                           Frédéric.

Ps : un grand merci à Jean Pascal et à Vincent pour leurs nombreuses et toujours passionnantes contributions.

Whiskey Myers - Ballad of a Southern Man

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07 décembre 2018

Ces groupes tombés dans l'oubli: The Cooper Brothers !

Un emploi du temps particulièrement chargé, au cours de ces derniers jours, a empêché la rédaction des chroniques de ce blog sous sa forme habituelle. Pendant quelques jours, il sera donc actualisé de manière allégée. Veuillez, par avance, bien vouloir m’en excuser. Il devrait être rétabli sous son aspect de tous les jours en début de semaine prochaine.

Lorsque en 1978, leur unique album sortit sur le label Capricorn, spécialiste de la musique sudiste, ils furent surnommés les Eagles Canadien. Il est exact que le disque des Cooper Brothers comporte de nombreuses similitudes avec la formation Californienne, tant sur le plan des harmonies vocales que de son contenu strictement musical. Il n’en reste pas moins que, sans être considérée comme un chef d’œuvre du genre, son écoute constitue un très agréable moment qui présente de nombreux atouts pour séduire tous les amateurs du genre comme avec ce « Rock and roll cowboys » qui ouvre l’album.

                                                                                                                             Frédéric.

 

 

The Cooper Brothers - Rock And Roll Cowboys

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05 décembre 2018

Paul McCartney, The Rolling Stones: les légendes ne meurent jamais !

Plus d’un siècle de carrière à eux deux et ils soulèvent toujours encore plus les foules partout ou ils se produisent. Lorsqu’ils auront tiré leur révérence, la musique ne sera plus jamais la même. Depuis leurs débuts, ce sont des millions de personnes qui ont assisté à leurs concerts et qui se précipitent aujourd’hui à l’ouverture des locations pour leurs tournées avant la crainte, hélas justifiée, que ce ne soit leur dernière. Alors, oui, sans la moindre discussion possible, Paul McCartney et les Rolling Stones appartiennent de manière définitive à l’histoire du rock.

A en lire, les différentes réactions et reviews (les commentaires des lecteurs de ce blog présents au concert sont particulièrement bienvenus), Paul McCartney a littéralement enchanté les spectateurs de l’U Arena avec un spectacle splendide de près de trois heures qui a vu défiler les principaux morceaux de sa carrière personnelle tel que « Live and let die » et bien sûr la grande majorité du répertoire des Beatles pour laquelle le public était surtout venu. Ayant assisté à son concert de Bercy en 2016, c’est essentiellement l’implication de Paul McCartney et le plaisir qu’il éprouvait à donner du bonheur au public qui m’avait marqué à l’époque. Enchainer à 77 ans, plus de 35 chansons et rester sur scène pendant près de trois heures sans entracte reste une performance hors du commun.

La scène, les Rolling Stones la maitrise à la perfection et si leurs shows sont peut- être un peu moins bons sur l’aspect qualitatif, il n’en reste pas moins qu’assister à un concert des légendes du rock constitue toujours un moment inoubliable, tant le spectateur ne peut être qu’admiratif devant le spectacle donné par un Mick Jagger sur lequel le temps ne semble pas avoir de prise. L’annonce de la venue dans les stades des Etats Unis au printemps prochain de leur « No filter tour » a soulevé un enthousiasme incroyable au point que les organisateurs ont dû rajouter à la hâte des dates supplémentaires pour essayer de faire face à la demande. Et ce n’est pas la récente interview donnée par Keith Richards au journal « Rolling Stone » qui va calmer les esprits, puisqu’en guise de conclusion, le guitariste affirme que cette tournée a quelques chances d’être la dernière, confirmant ainsi certaines craintes apparues ces derniers mois.

Paul McCartney et les Rolling Stones ont marqué à jamais l’histoire de la musique. Raison de plus pour se précipiter à leurs concerts pour ce qui sera peut- être leur ultime passage.

                                                                                                                                     Frédéric.

 

Paul McCartney - Let It Be / Live and Let Die / Hey Jude - Paris U Arena 2018

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04 décembre 2018

Don Bryant and the Bo-Keys au New Morning: un ouragan de 76 ans !

Ce vendredi 30 novembre restera une date gravée dans les annales du New Morning, car, à ma connaissance, rarement la salle de la rue des petites écuries n’avait vibré à un tel degré d’intensité.  Si des spectacles comme celui auquel nous avons assisté sont monnaie courante du côté de Harlem ou des pubs de Memphis, ils sont extrêmement rares de ce côté de l’atlantique. Raison de plus pour ne pas passer à côté d’eux lorsqu’ils se présentent à nos yeux et à nos oreilles. Ce que nous ont offert Don Bryant and the Bo-Keys en cette douce soirée d’automne était tout simplement somptueux et a comblé de joie tous les amateurs de cette soul music de la fin des sixties. Car oui, ce show à l’ancienne était digne des meilleures prestations des Al Green, James Brown, Otis Redding et de toutes ces légendes et aussi d’une prestation plus récente d’un groupe aux aspirations similaires : Vintage Trouble qui avait mis le feu à Bercy en 2014, en première partie de The Who.

Quand les lumières s’éteignirent sur le coup de 21h15, ce furent The Bo-Keys qui commencèrent à faire swinguer la salle. Ce groupe, composé de brillants requins de studios de Memphis au parcours personnel très impressionnant (l’organiste Archie Turner figurait sur l’album « Shaft » de Isaac Hayes) mit tout de suite dans l’ambiance en nous offrant un rythmn n’ blues très classique évoquant souvent la musique de Booker T et surtout d’une efficacité particulièrement diabolique avec un batteur (David Mason) très funky rappelant le regretté Alphonse Mouzon, un guitariste (Jo Restivo) et un bassiste (Scott Bomar) particulièrement brillants et surtout une extraordinaire section cuivre composée de Kirk Smothers au saxophone et de Marc Franklin à la trompette. Pendant deux morceaux, leur soul réussit à chauffer un public très demandeur avant d’introduire sur scène un jeune homme de 76 ans qui pendant une heure trente, nous a offert un véritable feu d’artifice :  Don Bryant !

N’ayant malheureusement pu voir le grand Otis Redding que par l’intermédiaire de films, j’ai pourtant éprouvé le ressenti de l’avoir enfin sous mes yeux l’espace d’une soirée. Non seulement Don Bryant possède une extraordinaire voix capable de vous transmettre toutes les émotions, mais il a surtout en lui un sens inné du show, qui n’a pas été sans me rappeler un concert de James Brown à l’Apollo de Harlem, auquel j’avais eu la chance d’assister et surtout cette incroyable gestuelle qu’avait Otis Redding et qu’il sait parfaitement retranscrire avec une fascinante facilité dans la communication avec le public. Décrire un tel show n’est guère aisé, tant le visuel doit être associé à la qualité de la musique proposée et donc, je ne saurai que vous inviter à visionner la vidéo proposée sur ce blog samedi dernier ainsi que celle accompagnant cet éditorial. C’est sous une interminable standing ovation que Don Bryant and The Bo-Keys quittèrent la scène laissant littéralement un public pantois et médusé mais surtout débordant de bonheur d’avoir pu assister à un spectacle exceptionnel qui, pour notre plus grand regret, est bien trop rare de nos jours. Merci à Don Bryant et à ses formidables musiciens de nous avoir offert ces instants magiques et espérons avoir le plaisir de le retrouver sur les scènes de France en 2019.

                                                                                                                                  Frédéric.

 

Don Bryant @ New Morning

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03 décembre 2018

Chick Corea en concert à Bordeaux: et le temps s'arrêta un soir sur l'auditorium !

Il existe des moments où notre souhait le plus cher serait que le temps s’arrête, ne serait-ce qu’un instant, afin de pouvoir savourer, comme il se doit, ce moment de grâce que nous offre un musicien. Le concert en solo donné par Chick Corea, le dimanche 25 novembre 2018 à l’auditorium de Bordeaux, appartient indiscutablement à ceux-ci. Le millier de privilégiés ayant réussi à obtenir le précieux sésame ne s’y est d’ailleurs pas trompé en offrant à l’artiste un triomphe majuscule, conclu par une standing ovation de près de trois minutes.

Longtemps incertain dans sa tenue, du fait d’un imbroglio de dates, ce concert tant attendu a donc tenu toutes ses promesses, levant ainsi toutes les légitimes craintes de certains spectateurs auxquels j’appartenais et à ce titre, il convient de féliciter les organisateurs pour avoir réussi à « caser » une date dans le calendrier surchargé de ce génie de 77 ans qu’est Chick Corea, dont je croyais modestement connaitre toutes les facettes de son talent et qui, pour mon huitième concert en sa compagnie, a encore trouvé le moyen de me surprendre, tant par sa personnalité que par la richesse d’un répertoire partagé de manière exceptionnelle avec le public.

C’est un Chick Corea, extrêmement détendu qui s’est présenté sur le coup de 20 heures sur la scène de l’auditorium Bordelais avec ses partitions en main. Plaisantant avec le public, ses premiers morceaux furent un mélange de musique classique, à partir en particulier du répertoire de Chopin, de blues et bien évidemment de jazz construit essentiellement sur les sonorités de ses premiers albums « Return to forever » et « Light as a feather ». Une telle mixité des genres relèverait de l’impossible challenge pour n’importe quel musicien, sauf pour Chick Corea qui, avec une cohérence incroyable dans son jeu et un doigté hors du commun réussit à transporter la foule dans un voyage mélangeant sensualité, pureté, douceur et légèreté enivrant littéralement un public ayant l’impression de savourer le meilleur cru du champagne Dom Perignon.

 Après un court entracte de vingt minutes, notre brillant pianiste, visiblement très satisfait de se trouver dans cette splendide salle, revint sur scène, n’hésitant pas à plaisanter avec l’assistance, à conter son enfance et clou du spectacle pour 4 heureux spectateurs à les faire monter sur scène pour s’assoir un instant auprès de lui et surtout pour deux d’entre eux d’avoir l’immense honneur de partager un court moment avec lui le piano. Voici un geste rare qui marquera, sans nul doute, à vie ces deux personnes. A la différence d’un Keith Jarrett ou son concert en solo est basé exclusivement sur une totale improvisation (ce qui justifie ses rares représentations), Chick Corea préfère aborder l’exercice différemment en n’hésitant pas à puiser  largement dans les richesses de son immense répertoire, comme avec ce morceau composé par lui-même pour son ami le regretté Paco De Lucia et ou en entendant le son de son piano, il réussit, de manière magistrale, à nous faire imaginer la guitare de ce grand artiste disparu bien trop tôt.  C’est également en s’inspirant ce prestigieux répertoire qu’il conclut deux heures d’un spectacle inoubliable en nous offrant « Children’s song » et « Spain », soit les deux derniers morceaux de son sublimissime album de 1973 « Light as a feather » se permettant même le luxe de faire chanter le public sur les dernières notes.

C’est donc une assistance debout, consciente d’avoir vécu un moment d’exception, qui offrit au maestro un triomphe majeur avec cette interminable standing ovation. Même si nous nous plaignons parfois, avec raison, de la médiocrité de la programmation musicale de notre ville, il convient de reconnaître qu’entre le concert en solo de Keith Jarrett en 2016 et celui de Chick Corea de dimanche soir, nous avons eu le privilège de savourer deux concerts inoubliables qui ne se présentent que rarement dans une vie.

C’était donc, en ce dimanche 25 novembre 2018, mon huitième rendez-vous avec le maître (le premier ayant eu lieu en 1973 à l’Alhambra de Bordeaux) et tous sont restés gravé à jamais dans ma mémoire.  A quand le neuvième ?  Pourquoi pas en 2019 ?

                                                                                                                                                                   Frédéric.

Chick COREA and Jazz in MARCIAC (solo piano 2015)MEMI

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