BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

26 septembre 2017

Le prix d'un concert: Les limites de la décence !

Il arrive parfois que notre passion perde littéralement la tête et atteigne des niveaux de démesure jamais approchés jusqu’à présent et franchissent un seuil qui, non seulement va largement au -delà du ridicule, mais qui, dans le cas présent, dépasse largement tout entendement. Certains apprécient la musique de Bruce Springsteen, ce qui n’est pas mon cas, mais peu importe le nom et d’ailleurs si cela avait été Eric Clapton ou les Rolling Stones, ma stupéfaction et mon incompréhension auraient été les mêmes.

Donc, celui qui se fait surnommer le boss (boss de quoi, le pourquoi de cette appellation m’a toujours intrigué) donnera une série de 21 concerts au Walter Kerr Theather de Brodway à New York City fin octobre et début novembre 2017. D’une capacité d’accueil fort restreinte, les fans de ce monsieur pourront voir leur idole dans d’excellentes conditions et pourront, de ce fait, ainsi aisément « communier » avec lui lors de chaque show. Bien évidemment, comme vous pouvez vous en douter, les places, proposées par Ticketmaster, qui au départ démarraient sur un 75$ très attractif se sont envolées en quelques minutes.

Les Américains, comme les Britanniques, ont un système de revente différent du nôtre, plus sécurisant certes mais surtout ouvert à tous les excès. Si en France, par exemple pour les Rolling Stones, il est commun de trouver dès l’ouverture de la location une revente parallèle, principalement sur Ebay, celle -ci bien qu’élevée reste sur une tarification que nous qualifierons de relativement abordable (en moyenne 3 à 4 fois le prix du billet). Il n’en est pas de même de l’autre côté de l’Atlantique ou en l’occurrence, c’est le site chargé de vendre initialement les précieux sésames qui organise sa propre revente avec toutes les suspicions légitimes que chacun de nous est en droit de se poser. Tout ceci pour vous annoncer que sur ce marché parallèle, le prix de revente pour les shows de Springsteen oscille aujourd’hui entre (j’espère que vous êtes bien assis) 2153 $ et 10 025 $.

A ce stade- là, il ne suffit même pas d’avoir un portefeuille bien garni, on touche carrément le grand n’importe quoi. Qui a la possibilité de mettre une telle somme ? Je vous rassure pas moi et comme énoncé en préambule, ma stupéfaction et mon incompréhension n’ont rien à voir avec Springsteen et le fait que sa musique m’est indifférente. Ma réaction aurait été rigoureusement identique pour une de mes idoles. Bien sûr, ceci restera sans doute (il faut l’espérer) comme un événement unique et sans lendemain, mais il conviendra cependant de rester particulièrement vigilant afin que celui-ci ne pénètre pas dans notre pays dans les futures années.

                                                                                                                                              Frédéric.

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25 septembre 2017

Carlos Santana: Que de regrets !

S’il existe bien un exercice délicat sur un blog, celui d’écrire sur une formation, jadis littéralement idolâtrée, avant de passer subitement au stade d’indifférence remporterait largement la palme d’or vue la difficulté de garder cette part d’objectivité nécessaire à une analyse juste et réaliste. Si vous me demandiez le premier exemple me venant à l’esprit afin d’illustrer au mieux un tel ressenti, un nom se détacherait immédiatement au milieu d’une courte liste, celui de Carlos Santana.

Et pourtant notre histoire commune avait si bien débutée au tout début des seventies et de mon éveil à cette musique qui est devenue très vite une véritable passion. Fasciné par son passage à Woodstock avec son exceptionnel batteur Michael Shrieve, les disques du guitariste Mexicain mais ayant grandi à San Francisco sont immédiatement devenus des compagnons incontournables à ma culture musicale grandissante. Qu’il était séduisant et envoûtant ce subtil mélange de musique latine, Afro Cubaine, de jazz, de soul et de rock que nous proposait dès son premier album, ce guitariste d’exception capable d’électriser comme nul autre pareil des foules entières ! Notre romance s’était prolongée avec « Abraxas » et son « Samba Pati » sur lequel j’aimais tant danser et aussi sa reprise du morceau de Peter Green « Black magic woman » avant de continuer sur « Santana 3 » et « Caravanserai » avec son côté plus jazzy, puis dans ses expériences avec John Mc Lauglin pour culminer par la suite avec le chef d’œuvre absolu qu’est « Borboletta ». A l’époque les moyens de communication étaient différents et je garde encore dans ma mémoire, la fierté que nous avions éprouvée, mes collègues vendeurs du magasin de disques et moi-même, lorsque que nous avions réussi à faire venir en avant- première une dizaine d’exemplaires de « Lotus » qui s’étaient écoulés en une matinée. Oui Carlos Santana a toujours occupé une place à part dans ma jeunesse non seulement sur le plan de l’émotion discographique, mais aussi grâce aux 8 concerts de son groupe auxquels j’ai eu la chance d’assister entre 1972 et 1976.

Et puis est venu d’abord le temps des déceptions et des désillusions avec pour commencer cet « Amigos » comprenant cet « Europa » pâle parodie de « Samba Pati » avant que notre romance ne cesse d’un coup juste après le morceau « Let the children play » du très décevant « Festival » avant que la musique de notre guitariste ne sombre définitivement dans une daube salsa commerciale et insignifiante illustrée par ce « Supernatural ».  L’espoir est revenu très brièvement le temps d’un bref et exceptionnel album enregistré en public avec Wayne Shorter lors du festival de Montreux en 1988 et aussi lors de l’annonce de la réunification de la formation de 1972 pour ce qui devait être la suite de « Santana 3 », mais malheureusement, il est impossible de continuer à écrire l’histoire avec une pause de près de 40 années et le résultat de ce qui devait être le disque de l’année 2016 fut plus que mitigé.

Ainsi donc s’est achevée une histoire dont j’étais persuadé qu’elle aurait été éternelle. Mais, il parait que les miracles existent et après tout mon optimisme naturel ne demande qu’à la faire revivre. A Carlos Santana d’en décider.

                                                                                                                                Frédéric.

Carlos Santana - Life is Anew

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22 septembre 2017

Gregg Allman "Southern Blood": Oui, mais ...

C’est un immense musicien qui nous a quitté le 27 mai 2017. Sa disparition mettant, hélas, un terme à une aventure commencée dans les tous débuts des années 70 avec son frère Duane avec qui il fonda le légendaire groupe Allman Brothers band. Rassurez-vous, ce n’est pas l’histoire de cette prestigieuse formation qui vous sera narrée aujourd’hui (la place étant restreinte et puis la majorité d’entre vous la connait parfaitement), mais plutôt une courte review de son dernier album solo au titre évocateur de « Southern blood » tant il est le reflet cette musique et sorti le 8 septembre.

Courte review pour la bonne et unique raison que si l’écoute de l’album est certes extrêmement plaisante, il vous laisse cependant un petit arrière- goût d’inachevé et aussi de regret car il fut enregistré quelques mois avant sa disparition et constitue donc, à ce jour, son ultime testament bien que dans les prochains mois apparaitront sans nul doute des inédits restés dans les tiroirs des compagnies discographiques. Alors, pourquoi ce sentiment de « nous nous attendions à mieux » ? En premier lieu, il est nécessaire de préciser qu’il s’agit avant tout d’un album de reprises et que seul le premier titre, d’ailleurs splendide (comme en témoigne la vidéo jointe), est signé par Gregg Allman. Bien sur l’ensemble est superbement interprété avec de remarquables musiciens et le son est réellement travaillé et quasiment parfait, mais nous sommes constamment à la recherche de la petite étincelle qui réchauffe nos cœurs. L’ensemble manque cruellement de cette originalité que nous étions en droit d’attendre d’un artiste qui a tant marqué l’histoire du southern rock. Alors, comme évoqué précédemment, bien évidemment, vous allez prendre du plaisir à écouter ces reprises de morceaux que vous connaissez bien, mais après avoir entendu le titre d’ouverture, vous regretterez l’absence de compositions de l’artiste qui auraient constitué un splendide et ultime testament.

Enfin, il convient de dire un mot sur le packaging de l’album. Quand il est décidé de commercialiser une version dite de luxe, il serait bon que celle-ci en soit réellement une. Car celle qui nous est proposée est tout simplement honteuse et destinée à nous « fourguer » à tout prix un dvd à l’intérêt limité. De plus, ce type de version s’adressant à des inconditionnels, ceux-ci auraient appréciés que la story de l’album soit illustrée par un autre élément qu’un minable feuillet peu pratique à lire.

Faisons confiance à la maison de disques pour nous proposer dans quelques temps des compositions inédites de Greg Allman. Ce sera pour nous la véritable ultime occasion de rendre à ce grand musicien l’hommage que son talent mérite.

                                                                                                                                      Frédéric. 

My Only True Friend (OFFICIAL VIDEO) | Gregg Allman - Southern Blood

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21 septembre 2017

Le rock se réveille dans l'empire du soleil levant !

Quand nous évoquons les pays majeurs de l’actualité du rock, deux noms viennent immédiatement à notre esprit, Etats Unis et Grande Bretagne. Ce qui est d’ailleurs fort logique puisque ces deux nations sont directement à l’origine de notre passion et contribuent tous les jours à son développement. En Europe continentale, à la lecture des tournées des grands groupes mondiaux, l’Allemagne tient incontestablement le haut du pavé puisque l’ensemble des grandes villes de ce pays accueille très régulièrement nos idoles qui retrouvent un public extrêmement fidèle depuis de nombreuses années. Malheureusement, il est difficile d’en dire autant pour la France et ce n’est sans doute pas sans raison que beaucoup de tournées de nos rockers préférés évitent soigneusement l’hexagone.

Mais, il y a un pays très peu évoqué du fait de son éloignement et qui est un acteur majeur de l’histoire du rock et particulièrement actif à tous les niveaux et qui mérite indiscutablement d’être mis à l’honneur : le Japon. Pour illustrer ces propos, il suffit d’interroger quelques- unes de nos vedettes sur la considération qu’elles éprouvent vis-à-vis du pays de l’empire du soleil levant. Le meilleur exemple en est notre cher Eric Clapton qui dans le dvd « Planes, trains and Eric » nous témoigne de son amour pour ce pays avouant même que ce dernier est l’endroit où il arrive à s’exprimer le mieux sur une scène. Mais au-delà de ces considérations d’un artiste, la meilleure illustration de l’importance du rock au Japon est le nombre incroyable de rééditions sous forme de cds ou de vinyles d’albums que nous croyons enfuis à tout jamais et totalement introuvables. Pour s’en convaincre, il suffit de se rendre sur les différentes plateformes. Vous allez découvrir un choix proprement stupéfiant, qui plus est commercialisé à un tarif particulièrement raisonnable. Connaissant le sens aigue du commerce des Japonais, il serait étonnant qu’ils investissent autant dans une production si les ventes n’étaient pas au rendez- vous.

D’ailleurs, la meilleure illustration de cet amour du public Nippon pour notre musique n’est- elle pas ces formidables albums live qui ont été enregistrés au pays du soleil levant comme cet album de « Beck, Boggert, Appice » ou mieux encore cet inoubliable et envoutant « Lotus » du Carlos Santana de la grande époque. L’accueil du public est tel qu’il a grandement contribué à ce que nos vedettes donnent le meilleur d’elles même. Dans la mondialisation actuelle, la contribution du Japon à notre musique méritait incontestablement d’être soulignée et mise à l’honneur.

                                                                                                                                    Frédéric.

 

Beck Bogert & Appice - Beck Bogert & Appice Live (1973) - Full Album

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20 septembre 2017

Neil Young " Hitchiker": Le trésor perdu resurgit !

C’est une petite merveille qui a été enregistrée en une prise un soir de 1976 dans un petit et discret studio de Los Angeles et qui, de manière incroyable ne parait qu’aujourd’hui. Mais avec Neil Young, ne devons-nous pas nous attendre à tout ? Et ce d’autant plus que notre « loner » est coutumier du fait et nous gratifie très régulièrement de véritables pépites sorties directement de ses archives et ce « Hitchiker » annoncé depuis quelques mois en est une, comme l’étaient ces deux merveilles livrées quelques années plus tôt : « Massey Hall 1971 » et surtout ce « live at the cellar door ».

Je vais sans doute m’attirer les foudres de certains, mais peu importe, autant je vénère par-dessus tout le Neil Young acoustique de cette époque, véritable poète ainsi que celui de la période « on the beach » qui est à mes yeux un des plus beaux albums qui ait été réalisé dans les seventies, autant, je déteste (le mot est faible) le Neil Young côté punk des années 80/90 qui a heurté l’amateur de musique West coast que je suis. 

Mais revenons plutôt à cet « Hitchiker » sorti vendredi 8 septembre et resté de manière incroyable dans des cartons avant de ressortir cette année. Fidèle à son habitude, Neil Young nous présente, en acoustique, des chansons qui sortiront quelques années plus tard sur d’autres albums en version souvent électriques. Le résultat produit sur « Hitchiker » est tout simplement renversant et magnifique. C’est dans cette configuration que les chansons du « Loner » prennent toutes leur dimension et surtout nous permettent de cerner sa personnalité si complexe et de pénétrer dans son univers fait de poésie et de sensibilité. Sa guitare et son harmonica sont littéralement un véritable enchantement et nous font regretter l’orientation musicale qu’il a pris par la suite tant il lui restait à explorer dans ce registre acoustique ou il excelle.

« Hitchiker » est une de ces petites merveilles que vont adorer tous les fans de la période « Harvest » tant il est le prolongement direct d’une véritable féérie musicale qui va vous ensorceler dès les premières notes pour ne plus vous lâcher pendant les 33 minutes de sa durée. Enregistrer une telle merveille en une seule prise et en quelques heures mérite un immense coup de chapeau. Si, par le plus grand des hasards, Neil Young en possède d’autres du même genre dans ses archives, qu’il ne se gêne pas pour les publier. Nous sommes preneurs.

                                                                                                                                         Frédéric

Neil Young - Human Highway

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19 septembre 2017

Judy Collins/Stephen Stills: Une tournée triomphale et un album tant attendu !

C’est peu de dire que cette tournée était attendue et partout où elle passe, c’est un magnifique sold out qui est affiché depuis de nombreuses semaines. Songez un peu, ils se sont rencontrés en 1968, furent amants et leur liaison donna lieu à une des plus belles chansons de toute l’histoire de la musique. Judy Collins et Stephen Stills, outre la sortie d’un album commun ont décidé de célébrer leurs retrouvailles par une grande tournée, malheureusement réservée encore une fois au seul territoire US.

Les premiers échos qui nous sont parvenus sont extrêmement positifs, mais pouvait-il en être autrement lorsque l’on connait la complicité unissant nos deux ex tourtereaux ainsi que leur professionnalisme ? Ce qui les amène, si j’en crois les différentes reviews des sites Américains à proposer aux heureux spectateurs un show de plus de 18 chansons tournant autour de leurs plus grands succès respectifs. Si en tant que vieux routier de la scène (il me pardonnera d’employer ce terme), Stephen Stills assure parfaitement le show, le challenge était loin d’être gagné d’avance pour Judy Collins dont les prestations étaient, avant cette tournée, extrêmement rares et le résultat produit fut une divine surprise si l’on en croit la vidéo extraite d’une des deux chansons en solo qu’elle interprète et surtout le site « Best classic bands » qui n’hésite pas à qualifier la performance de Judy de la manière suivante : « A 78 ans, non seulement elle n’a jamais semblé aussi radieuse, mais surtout elle possède toujours une voix en or. Elle atteint le soprano sans aucune difficulté et réussit à convertir chaque note en émotion ».

Il s’agit donc là d’une performance peu commune qui, vu l’âge respectif de nos musiciens restera sûrement comme une expérience sans lendemain après la sortie de leur album studio le 22 septembre sauf si la maison de disques avait la bonne idée de nous offrir un opus live qui retrace cette tournée qui malheureusement ne passera pas, sauf miracle, par l’Europe. Imaginons un instant la voix en or de Judy Collins associée au talent de Stephen Stills dans le cadre prestigieux de l’Olympia à Paris ou encore mieux du Royal Albert hall de Londres. Ne trouvez- vous pas que cela aurait de l’allure ?

                                                                                                                                   Frédéric.

 

Stephen Stills & Judy Collins Houses / Helplessly Hoping / Suite: Judy Blue Eyes Live 2017

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18 septembre 2017

David Gilmour à Pompeï: La musique était restée au fond du Vésuve !

Le 13 septembre dernier était diffusé, dans les salles de cinéma du monde entier, le film illustrant le concert donné par David Gilmour et ses musiciens dans le cadre prestigieux du théâtre antique de Pompéi. Pour mieux commercialiser le package, la production n’avait pas hésité à nous vendre ce moment sous le titre racoleur de « Retour à Pompeï « faisant ainsi allusion au fabuleux concert donné par les Pink Floyd en 1971 ou le groupe s’était littéralement emparé du lieu en fusionnant totalement avec la magie du cadre. Le film tiré de cet événement avait littéralement fasciné toute une génération qui s’était identifiée à ces prestigieux musiciens au point que plus de 45 années après sa sortie, celui-ci est toujours considéré comme une référence. D’ailleurs, peut être que si ce long métrage nous avait été présenté sous un autre titre, ma réaction décrite ci-dessous et qui va sûrement me permettre de pouvoir compter beaucoup de nouveaux « amis » qui j’espère resteront dans la courtoisie caractéristique de ce blog, aurait été légèrement moins virulente. Quoi que à la réflexion, cela n’est pas si certain.

Après tant d’années, David Gilmour a donc décidé de retourner dans ce lieu magique qu’est Pompeï pour un prétendu remake de 1971 avec cette fois-ci la participation d’un public sûrement soigneusement sélectionné et qui appartient à la génération smartphone puisque sa principale préoccupation consiste à passer 90% du temps du concert à essayer de capter des images, le plus souvent fort médiocres, sur son téléphone portable au lieu d’écouter la musique proposée. Entouré de musiciens dont le nom ne restera pas dans la postérité, tant là plus part sont insignifiants à l’image de ce triste batteur ou de ce saxophoniste ridicule, la magie initiale de 1971 s’est totalement évaporée dans la lave du Vésuve. Car ne nous y trompons pas, si ce show avait été donné place de la Bastille, à Bercy ou n’importe où ailleurs, le compte rendu aurait été rigoureusement identique. A aucun moment, notre guitariste et l’équipe qui l’accompagnait, contrairement au concert de 1971, ne sont entrés en contact avec l’esprit des lieux se contentant d’offrir au spectateur un spectacle pyrotechnique, certes très réussi sur un plan visuel mais surtout profondément creux musicalement et se concluant pratiquement en bal disco avec rayon laser devant un public ridicule agitant les mains comme dans un vulgaire spectacle de Pascal Obispo ou de M Pokora.

Après coup, nous pouvons légitimement nous interroger sur le choix des musiciens par David Gilmour dont la voix a sacrément vieillie soit dit en passant. Comment, lorsque l’on a eu le privilège d’évoluer pendant tant d’années auprès d’un musicien aussi prestigieux et complet que Nicky Mason, est-il possible d’engager un batteur aussi insipide ? Quelle mouche l’a piqué de prendre un claviériste venant de chez Michael Jackson et qui était fort à son aise, et pour cause, sur le bal disco final et, qui plus est, chantait comme une assiette ? Qu’est venu faire ce grand musicien qu’est Chuck Leavell dans cette galère et dans un style musical qui n’est absolument pas fait pour lui ? Il a semblé à la dérive tout le long du film, en essayant sans succès de copier le registre de Rick Wright, se ridiculisant même en chantant faux sur le final ? Seuls quelques trop rares, mais excellents solos de notre guitariste, au talent toujours intact, ainsi que trois remarquables choristes permettent à ce long métrage d’échapper au triste sort du Titanic. Mais ceci est une bien maigre consolation.

A l’issue de la projection dans le long couloir menant à la sortie du cinéma, si la génération smartphone du public présent semblait ravie, la tête et les paroles prononcées par ceux qui, comme votre serviteur, ont rêvé et plané sur le Pink Floyd des années 60/70 témoignaient d’une profonde désillusion et d’une complète incompréhension devant la médiocrité du contenu musical présenté.

Pour oublier à jamais ce triste moment, quoi de mieux que de visionner à nouveau le film « Pink Floyd à Pompeï ». Attention cependant, le résultat de ce long métrage de 1971 est tellement sidérant que le Vésuve est bien capable de se réveiller une nouvelle fois et de dévaster votre salon.

                                                                                                                                      Frédéric.

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16 septembre 2017

Cat Stevens: un bien agréable retour !

Yusuf / Cat Stevens - Mary And The Little Lamb

Nous le croyons perdu à tout jamais dans des considérations religieuses que chacun jugera selon ses convictions et qui n'ont pas pour objet d'être traitées sur ce blog.  Bonne surprise, Cat Stevens nous revient avec un nouvel album sorti hier "The laughing apple" que je trouve très plaisant. Qu'en pensez vous ?

                                                                                                                                                                               Frédéric.

Yusuf / Cat Stevens - You Can Do (Whatever)! [Audio]

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Le bonus du week-end ! Eric Clapton "live in Tucson 1975"

Cela nous change de la sempiternelle set list qu'il nous fait subir depuis si longtemps.

Excellent week-end musical.

                                                                                      Frédéric.

Eric Clapton - 1975 Tucson

 

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15 septembre 2017

Stan Getz "Captain Marvel": Un vibrant hommage à Chick Corea !

Qu’il est difficile de se débarrasser d’une étiquette ! Voici le type même d’album qui de manière fort curieuse n’a pas remporté auprès du grand public, tout au moins en France, le succès qu’il méritait et pourtant les 9 morceaux qui le compose présentent tous les atouts pour satisfaire les amateurs de jazz les plus exigeants. Mais, à notre grand regret dans notre pays, il est difficile d’apprécier un artiste autrement que dans son répertoire habituel. C’est la mésaventure qui est arrivée à Stan Getz en 1974 avec l’album hommage aux compositions de Chick Corea « Captain marvel ». Car pour le grand public comme pour les médias, il était avant tout l’inoubliable saxophoniste de « The girl from Inpanema » interprété en compagnie de Joa Gilberto et de Antonio Carlos Jobim sur un album qui a connu un succès planétaire.

En mars 1972, Stan Getz, miné par les problèmes de drogue et d’alcool, décidait de rendre hommage au côté Brésilien de la musique de Chick Corea. Pour cela, il se rendit aux studios And R de New York City accompagné du gratin du Jazz de l’époque puisqu’outre le maitre Chick Corea lui-même, ce ne furent pas moins que Stanley Clarke, Tony Williams et Airto Moreira, le plus grands de tous les percussionnistes de toute l’histoire du jazz, qui l’épaulèrent pour la réalisation d’un album qui donna une dimension inédite à une musique pourtant fort bien connue de tous les amateurs de Jazz. N’hésitant pas à s’éloigner légèrement de son répertoire de samba, le saxophone de Stan Getz a su parfaitement interprété et respecté l’esprit des morceaux de Chick Corea, mais surtout par son mélange d’intonations free et samba, il parvint parfaitement à nous les présenter sous un angle d’écoute différent qui séduisit immédiatement les amateurs de Jazz/rock dont le genre commençait juste à éclore en ce milieu des années 1970.

Lors de son passage à Bordeaux, au festival Sigma de l’automne 1974, en présentant un show principalement axé sur ce style qui commençait à vivre son époque dorée, il avait littéralement enthousiasmé la superbe salle des entrepôts Lainé pour un concert qui restera pour toujours gravé dans la mémoire des amateurs de jazz et du jeune homme de dix- huit ans que j’étais à l’époque.

La version cd de cet album est proposée à moins de cinq euros. Pour cette somme dérisoire, vous pouvez vous offrir une heure de pur bonheur. N’hésitez pas à vous offrir ce plaisir. Pour une fois que celui-ci est abordable, il serait vraiment regrettable de vous en priver.

                                                                                                                             Frédéric.

Stan Getz - Five Hundred Miles High

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