BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

25 mai 2019

Une pensée pour Glenn Frey !

Déja 6 années que cette vidéo fut enregistrée et en plus Bernie Leadon était présent pour accompagner le groupe !

 

Merci, monsieur Glenn Frey, pour toutes ces belles et inoubliables années.

Rendez vous la semaine prochaine pour la review du concert de Anvers de The Eagles.

Excellent week-end musical.

                                                                                                                                               Frédéric.

"Tequila Sunrise" The Eagles@Wells Fargo Center Philadelphia 7/16/13

 

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24 mai 2019

The Eagles "European tour 2019": Une tournée tant attendue!

Cette fois-ci, nous y sommes. Dans un peu plus de 48 heures, nous occuperons les places du Sportpaleis de Anvers et nous apprêterons à assister au premier concert de l’European Tour de The Eagles. A titre personnel, ce sera mon troisième rendez-vous avec la formation Californienne, après celui de Los Angeles en 1976 (avec Don Felder et Randy Meisner) et celui extraordinaire de mai 2014, déjà au Sportpaleis de Anvers, pour « The history of the Eagles » (avec Bernie Leadon) qui restera, sans nul doute, un des plus beaux shows de ma vie.  Le concert de dimanche prochain sera sans nul doute différent des autres, puisque, pour la première fois, sans le regretté Glenn Frey, disparu en 2016 et remplacé par son fils Deacon et par Vince Gill. Cette absence de l’un des membres fondateurs du groupe provoque à la fois un sentiment d’impatience et aussi d’appréhension, car s’il n’y a aucun doute à avoir sur la qualité musicale du spectacle qui sera proposé, l’émotion sera-t-elle au rendez-vous ? Remplacer un musicien possédant autant de charisme que Glenn Frey n’est guère aisé. Les premiers échos recueillis lors de la tournée Australe sont très favorables, faisons confiance à Don Henley et sa bande pour nous faire vibrer sur leurs standards.

                                                                                                                                Frédéric.

Compte tenu du déplacement à Anvers, ce blog ne sera pas mis à jour avant le 29 ou le 30 mai, date à laquelle vous trouverez la review complète du concert de The Eagles.

 

Ps : Excellent concert à notre ami Claude et à ceux qui se rendront à la Cigale pour applaudir Walter Trout. Souhaitons pour eux que le passage de Kriss Barras et de Johny Lang soit le plus bref possible pour laisser la place à la guitare magique du dernier représentant du blues tel que nous l’aimons.

Eagles - Lyin' Eyes

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23 mai 2019

Il aurait eu 75 ans en 2019: n'oublions pas notre cher Joe Cocker !

Il aurait dû célébrer ses 75 printemps le mardi 20 mai et nous manque cruellement avec sa voix si particulière et ses expressions scéniques reconnaissables entre toutes. Oui, nous sommes et serons toujours orphelins de notre cher Joe Cocker, personnage tellement attachant, que nous n’avons jamais « lâché » même dans ses périodes les plus délicates ou nous pensions l’avoir perdu à tout jamais. Le voir sur une scène était toujours un immense moment d’émotion, puisque sa musique a accompagné toutes les étapes de notre vie. « Sa renaissance » au cours de la deuxième partie des années 80 avec la consécration qui en découla a été la juste récompense pour un artiste, au talent immense » sachant transmette une émotion inégalée.

Merci pour tout monsieur Joe Cocker !

Retrouvons-le ici dans l’interprétation de « She came in through the bathroom window », accompagné aux claviers par un musicien, dont je crois pouvoir affirmer sans risque de me tromper, qu’il fait l’unanimité parmi les lecteurs de ce blog.

                                                                                                                      Frédéric.

Joe Cocker - She Came In Through The Bathroom Window (Live)

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22 mai 2019

Walter Trout "Live in Burghausen Jazz Festival": un superbe document!

Un abonnement (gratuit c’est à préciser) à la newsletter de Walter Trout offre, à défaut d’une tournée Française, le plaisir de recevoir fort régulièrement des petits bonus de la part de notre guitariste. Après le Ebook regroupant tout l’historique des morceaux de son album « Survivor blues et qui a été publié de manière hebdomadaire sur ce blog, c’est un extrait d’un concert donné cette année, dans le cadre du festival de Burghausen et télévisé sur une chaine Allemande (chez nous, Arte mis à part, c’est Pascal Obispo and c° qui ont les honneurs de la télé, chacun son truc) qui nous est offert. Walter y interprète de manière magistrale le titre d’ouverture de son album « Me, my guitar and the blues ». Outre une tournée Française, un album réalisé live serait une excellente idée pour faire plaisir aux nombreux fans de celui qui aujourd’hui est un des derniers représentants du blues. Qu’en pensez- vous, chers lecteurs ?

Bonne écoute et n’oubliez pas de monter le son.

                                                                                                                                  Frédéric.

Ps : A noter l’excellente qualité de la vidéo.

Walter Trout - "Me, My Guitar, and the Blues" - Burghausen Jazz Festival 2019

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21 mai 2019

Luther Allison "Live in Paris 1979": Chicago avait débarqué à Paris!

La finalisation d’un dossier de départ en retraite, dans sa dernière ligne droite est source de multiples démarches, empêchant ainsi la rédaction quotidienne des chroniques de ce blog sous leur forme habituelle, pendant cette semaine, qui terminera par le concert tant attendu de The Eagles à Anvers. Ce blog fonctionnera donc de manière allégée pendant une dizaine de jours. Veuillez m’en excuser par avance.

Avant, pour notre plus grand regret de se tourner, au début des années 80, vers un rock pour lequel il n’était pas fait, Luther Allison nous avait livré de superbes albums de blues. Et de manière inattendue, parmi ses enregistrements live, c’est un concert Parisien donné en 1979 à la Chapelle des Lombards qui constitue un de ses sommets. Récemment réédité en version CD à un prix dérisoire pour ceux qui ne possèdent pas le vinyle, cet album est une véritable bombe ou pendant plus d’une heure, ce fantastique guitariste avec sa sublime voix donne le frisson à un public en fusion. La reprise de « The thrill is gone » vaut à elle seule son pesant d’or. Dans le cas ou certains d’entre vous auraient eu la chance d’assister à ce superbe concert, n’hésitez pas un seul instant à faire part de vos émotions dans la rubrique commentaires. Elle sera ravie de vous accueillir.

                                                                                                                 Frédéric.

Luther Allison - Live in Paris (Full Album)

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20 mai 2019

Eric Clapton "Royal Albert Hall 2019": juste une illusion!

Chacun de vous connait le dicton « Chassez le naturel, il revient au galop ». Ceci, à mon humble avis, s’applique parfaitement aux trois concerts donnés la semaine dernière par Eric Clapton au Royal Albert Hall de Londres. Et pourtant, l’espace d’une soirée, nous avons caressé un mince espoir, qui aurait mis fin à des années de désolation devant cette sempiternelle set list interprétée, sauf en de trop rares exceptions, sans la moindre passion et âme, qui nous donnait davantage l’impression d’assister à un concert d’orgue de barbarie qu’à un show de blues ou bien de rock.

Reconnaissons-le bien volontiers, nous fûmes tous très surpris, le mardi 14 mai, en consultant la set list du concert donné la veille et nombre d’entre nous nous sommes dit « enfin, les critiques commencent à porter ». Bien évidemment, cette nouvelle set list était fort loin de nous convenir puisque très éloignée du blues, musique pour laquelle nous venons voir notre guitariste, mais, de manière indiscutable, nous pouvions considérer qu’il y avait un léger mieux avec en particulier l’interprétation de « Motherless children » et de « Layla » en version électrique et aussi la disparition du « Wonderful tonight » qui saturait nos oreilles depuis tant d’années et du « Little queen of spades » confié au doigté calamiteux du sinistre Doyle Bramhall II.

 Mais hélas, tout ceci n’était qu’illusion, et certains signes auraient dû nous alerter. A commencer, par l’interminable set acoustique, rallongé en ce printemps 2019 d’un morceau, ce qui le rend encore plus pénible à supporter. Autre mauvais signe, la reprise de « Purple Rain » du dénommé Prince. Que vient faire ce truc -là ici ?  Comme le disait, fort justement, un fidèle lecteur, spécialiste du blues, que vous connaissez bien, pour la pertinence et la qualité de ses commentaires « la prochaine étape consistera t’elle à puiser dans le répertoire de Michael Jackson ? » La suite des événements sonna le glas de ce mince espoir puisque dès le lendemain « Little Queen of spades » fut de retour et comme d’habitude massacré par les imposants biceps de Doyle Bramhall II avec pour couronner le tout, l’interprétation de morceaux tirés de « August », un de ses pires albums réalisé avec l’aide de Phil Collins.

 De toute façon, comment voulez-vous qu’un concert soit réussi lorsque vous êtes si mal entouré ? Mis à part, Chris Stainton, ses choristes et à un degré nettement moindre, Nathan East et Paul Carrack, comment un musicien aussi réputé et talentueux qu’Eric Clapton peut- il accepter la présence pour l’accompagner, outre du sinistre musclor Doyle, d’un batteur aussi quelconque que Sonny Emory, déjà présent lors du naufrage de Hyde Park l’été dernier ?

Eric Clapton ferait mieux d’imiter Bob Seger, Paul Simon et quelques autres, qui, ne se sentant plus en état de proposer un spectacle de qualité, ont préféré, par respect pour le public, se retirer définitivement de la scène. Nous lui serions également très reconnaissant de ne pas nous prendre pour des imbéciles en affirmant que les cachets des concerts lui permettent de continuer à maintenir son train de vie. Qui va croire, ne serait-ce que l’espace d’une seconde, que compte tenu de toutes ses ventes d’albums, il appartiendrait à la catégorie des pauvres ?

Savoir tirer sa révérence à temps n’est guère aisé, j’en conviens volontiers. Certains, et non des moindres, ont pourtant parfaitement réussi ce délicat exercice. Eric Clapton ferait bien de s’inspirer de leur exemple.

                                                                                                                                          Frédéric.

eric_clapton_rah_2019_1

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18 mai 2019

Les bonus du week-end: David Crosby et Allman Betts Band !

Deux générations, mais une seule passion: la musique. David Crosby a écrit une des plus belles pages de la musique. Son dernier album, unanimement salué, a rencontré un franc succès. Un film sur sa vie tumultueuse sera présenté au public US le 19 juillet prochain. Souhaitons qu'une chaine comme Arte aura, par la suite, la bonne idée de le diffuser.

Ils ont pris la succession de leurs illustres parents qui avaient formé un des plus grands groupes de tous les temps: Allman Brothers Band. Deavon Allman et  Duane Betts se sont réunis pour former le Allman Betts Band. Leur premier album " Down to the river" sera disponible le 28 juin prochain. Ils seront en tournée en Europe en juiilet, mais comme d'habitude, leur tour ne passera pas par notre pays. Découvrons "All night",  premier extrait de cet album qui sonne plutôt pas mal.

Excellent week-end musical.

                                                                                                                                                               Frédéric.

David Crosby: Remember My Name | Official Trailer HD (2019)

All Night

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17 mai 2019

The Doobie Brothers "live from the Beacon Theater": Une sortie tant attendue!

Quelle bonne nouvelle que cette annonce tombée sur nos écrans d’ordinateur mardi en fin d’après- midi ! Certes, cette sortie était programmée depuis fort longtemps, mais ne voyons rien venir, les inconditionnels de The Doobie Brothers commençaient à s’interroger sur la réalité de celle-ci. En novembre 2018, la formation légendaire Californienne illuminait le Beacon Theater de New York City avec deux concerts ou elle interprétait pour la toute première fois l’intégralité des deux albums culte « Toulouse Street » et « The Captain and me ». Ce type d’initiative avait été inaugurée en 2017 par Steely Dan, toujours au Beacon Theater et avait rencontré un franc succès auprès du public, ravi de redécouvrir d’excellents morceaux, tombés dans l’oubli.

A juste titre « Toulouse Street » et « The Captain and me » sont considérés comme de véritables trésors par tous les amoureux de musique Californienne. Ils contiennent de véritables pépites qui ont a jamais marqué l’histoire du rock West Coast tels que « Listen to the music » pour le premier et le sublissime » South city midnight lady » pour le second, mais aussi des petites perles cachées, jamais reprises sur scène par le groupe et dont seuls les fans parlent sur les diverses reviews. Il est donc particulièrement intéressant que le grand public puisse se le réapproprier.

Approchant les cinquante années de carrière, The Doobie Brothers sont toujours au sommet. L’extraordinaire concert donné à Bruxelles en novembre 2017 en était le parfait symbole. Débarrassé définitivement du fardeau Michael Mc Donald, la complicité entre les musiciens saute immédiatement aux yeux des spectateurs. Avec une fougue et une joie de vivre totalement communicatives, le groupe offre pendant deux heures un magnifique spectacle dont il est vraiment regrettable que le public Français en ait été une fois de plus privé. Reverrons-nous un jour nos musiciens tourner en Europe ? Rien n’est moins sûr, vu qu’il ne se produit en moyenne qu’une fois tous les dix ans sur le sol Européen et compte tenu de l’âge des musiciens, il y a malheureusement fort à parier que la tournée 2017 aura été la dernière sur le vieux continent. Il restera dans nos mémoires des moments inoubliables tels que ce « Rockin down the highway », extrait de « Toulouse Street », toujours aussi décapant, près de cinquante années après sa parution.

                                                                                                                                 Frédéric.

The Doobie Brothers, 'Live From the Beacon Theatre' Track Listing
Disc One: 'Toulouse Street'
1. "Listen to the Music"
2. "Rockin' Down the Highway"
3. "Mamaloi"
4. "Toulouse Street"
5. "Cotton Mouth"
6. "Don't Start Me to Talkin'"
7. "Jesus Is Just Alright"
8. "White Sun"
9. "Disciple"
10. "Snake Man"

Disc Two: 'The Captain and Me'
1. "Natural Thing"
2. Band Intros
3. "Long Train Runnin'"
4. "China Grove"
5. "Dark Eyed Cajun Woman"
6. "Clear as the Driven Snow"
7. "Without You"
8. "South City Midnight Lady"
9. "Evil Woman"
10. "Busted Down Around O'Connelly Corners"
11. "Ukiah"
12. "The Captain and Me"

Encore
13. "Take Me in Your Arms (Rock Me)"
14. "Black Water"
15. "Listen to the Music" (Reprise)

Rockin' Down The Highway (Live From the Beacon Theatre, November, 2018)

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16 mai 2019

Rita Coolidge "The lady's not for sale": La perle méconnue de 1972!

Il existe des albums dont la magie vous saisit dès les premières notes pour ne plus vous quitter pendant les quarante minutes de sa durée. Depuis quand n’avais-je pas ressenti une telle émotion sur une voix féminine ? Sans nul doute depuis fort longtemps. Troisième album de sa longue carrière « The lady’s not for sale » de Rita Coolidge est le type même de réalisation qui ne peut vous laisser insensible et qui à la fin de son écoute vous procure une irrésistible envie d’applaudir. Après avoir accompagné entre autres Eric Clapton et Joe Cocker dans sa tournée « Mad dogs and Englishmen », nous retrouvons Rita Coolidge en 1972, à l’âge de 27 ans, pour un nouvel album solo dont le succès aurait mérité d’être beaucoup plus large tant celui-ci est l’œuvre d’une chanteuse, faisant preuve d’une incroyable maturité et ou sa voix jeune voix atteint,  au travers de mélodies exceptionnelles, une incroyable profondeur égalant largement la production des plus grandes vedettes féminines de l’époque telles que Joan Baez ou bien Carly Simon pour ne citer qu’elles.

A partir de compositions offertes par ses nombreux amis tels que Booker T Jones, Leonard Cohen ou bien Kris Kristofferson, c’est un voyage d’une étonnante richesse que nous offre Rita Coolidge mélangeant, dans une voix d’une inouïe pureté, sensualité et chaleur. Comme vous pouvez aisément vous en douter, la liste des invités accompagnant notre chanteuse est à la hauteur du respect qu’elle inspirait auprès de tous ceux qu’elle a accompagné au début des seventies et les citer tous, remplirait cet éditorial, néanmoins mentionnant Carl Radle, Jim Keltner, Al Perkins, Russ Kunkel, Bookert T Jones, Bernie Leadon, Al Kooper, John Sebastian, Sneeky Pete Kleinow et Kris Kristofferson.

 C’est donc une longue liste d’accompagnants tous plus prestigieux les uns que les autres, réunis autour de la voix exceptionnelle de Rita Coolidge et qui nous offrent un album absolument époustouflant comme seule la production Américaine est en mesure de réaliser. Cet album, doté d’une superbe pochette est facilement trouvable en version vinyle d’origine pour une somme ne dépassant pas les 10€ ou bien en version CD ou sont rajoutés les deux albums qui ont suivis.

« The lady’s not for sale » est un album indispensable à toute bonne discothèque, qui vous procurera une émotion et des instants de bonheur particulièrement rares et uniques. Ne manquez pas l’occasion de vous en emparer s’il se présente à vos oreilles comme par exemple cette reprise de la chanson de Leonard Cohen « Bird on the wire ».

                                                                                                                         Frédéric.

Ps : L’illusion n’aura duré que l’espace d’une soirée. Le second des trois concerts d’Eric Clapton au Royal Albert Hall, marque le retour aux mauvaises habitudes avec un set acoustique interminable (5 morceaux), des morceaux tirés de « August » (une de ses pires périodes que nous devons au sinistre Phil Collins), retour de « Little queen of spades » confié aux biceps de la purge Doyle Bramhal II etc…

Reste « Motherless children » et « Layla en version électrique », ce qui, vous en conviendrez, est fort mince.

Rita Coolidge -bird on the wire-

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15 mai 2019

Eric Clapton "RAH 2019": du mieux, certes, mais le chemin du pardon est encore bien long !

C’est une sacrée surprise qu’a réservé Eric Clapton au public du Royal Albert hall de Londres, pour le premier de la série de ses trois concerts programmés au mois de mai. Aurait-il enfin entendu et prit conscience des critiques venues de partout concernant sa sempiternelle set list dont il impose le supplice à son public depuis 2012, provoquant la colère justifiée de l’immense partie de ses fans avec pour point d’orgue, le scandale MAJUSCULE du show de Hyde Park, le 8 juillet dernier. Est-ce que l’accueil plus que froid, ce soir -là, de son show par les connaisseurs aurait servi de révélateur ? A moins que d’assister au triomphe de Carlos Santana lui ait fait prendre conscience qu’il se trouvait au fond d’une impasse ? Quelque soit la raison, nous ne pouvons que nous féliciter de ce changement, même si la set list proposée en ce 13 mai 2019 est loin de correspondre à nos attentes. Pour avoir été un des premiers à oser mettre « les pieds dans le plat » et ainsi m’attirer les remarques acerbes des groupies hystériques des sites de son fan club, il serait mal venu de ma part de faire la fine bouche devant ce petit événement.

Bien sûr comme exprimé plus haut, cette nouvelle set list est loin de de nous convaincre, puisque toujours fort éloignée du blues que nous aimons tant lorsque cet immense guitariste se décide à l’interpréter, mais néanmoins, il convient de saluer le geste d’offrir, après tant d’années en acoustique « Layla » tel que nous l’aimons et l’attendons, c’est-à-dire en version électrique. Excellente idée aussi de vraiment débuter le show (l’hommage à Doris Day relève de l’anecdote) par ce diabolique « Motherless Children » qui ouvre l’album « 461 Ocean Boulevard » et d’avoir supprimé « Wonderful tonight » qui saturait littéralement nos pauvres oreilles depuis bien trop longtemps. Concernant le rappel, j’avoue que remplacer « High time we went » de notre cher Joe Cocker par un morceau du répertoire du dénommé Prince est à mes yeux incompréhensible. Que vient faire la musique ce gus dégénéré des années 80 dans le show d’un guitariste de blues estampillé sixties/seventies ? Si encore, la chanson était transformée dans le style musical d’Eric Clapton, éventuellement pourquoi pas, bien qu’il ait bien d’autres morceaux de son propre répertoire, autrement plus attrayants à proposer. Mais livrer une interprétation aussi fade et sans le moindre intérêt pour conclure un concert me laisse un peu songeur. Mais bon, soyons indulgeant, saluons tout de même cette volonté de renouvellement et n’en demandons pas trop pour aujourd’hui.

Cette bonne nouvelle avec ce changement de set list mérite bien sûr confirmation. Les concerts des prochains jours et la tournée en Allemagne nous en diront un peu plus sur la volonté réelle d’Eric Clapton de se remettre en question. Mais le chemin du pardon et de la rédemption est encore bien long pour regagner un peu de crédibilité auprès de son fidèle public à qui il a tant manqué de respect ces dernières années. Une des premières étapes serait de séparer immédiatement de la purge Doyle Bramhall II, véritable repoussoir pour tout amateur de musique digne de ce nom. Eric Clapton sait ce qui lui reste à faire pour revenir dans nos cœurs.

                                                                                                                        Frédéric.

Eric Clapton - Layla (Electric) (Royal Albert Hall 13/05/19)

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