BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

19 octobre 2018

Le salon du disque vinyle de Bordeaux: une réussite malgré une fréquentation en baisse !

Pour la seconde fois consécutive, le salon du disque vinyle de Bordeaux était organisé, le week-end dernier, à l’intérieur du vélodrome du quartier du lac, site relativement peu utilisé au cours de l’année, mis à part pour l’entrainement de quelques pistards cyclistes chevronnés. Disons- le tout de suite, cette édition de début d’automne fût une franche réussite et le lieu contribua grandement à son succès.  Il est en effet extrêmement agréable et convivial pour les chineurs de pouvoir naviguer au milieu de stands espacés permettant ainsi facilement les échanges et surtout évitant toute bousculade.  Il convient aussi de reconnaître que les habituels vendeurs que l’on trouve régulièrement dans ce type de manifestation et que les habitués commencent donc à bien connaître, avaient considérablement renouvelé leurs offres en s’écartant un peu des deux traditionnelles locomotives constituées par les discographies des Beatles et des Rolling Stones. Le seul regret que l’on peut éprouver est, de manière assez incompréhensible, l’absence d’offre réelle en qualité et en quantité sur la country music.

Un conseil, si vous souhaitez réaliser d’excellentes affaires dans ce type de manifestation, soyez parmi les tous premiers à vous présenter aux guichets vous permettant de rentrer dans cette caverne d’Ali Ba Ba, vous réaliserez à coup sûr des opportunités assez incroyables, telles que ces deux perles de George Duke « Faces in Reflection » et « Liberated fantasies » habituellement négociées aux alentours de 40/45€ sur les plateformes Discogs et CD and LP ou autres E Bay et bradées ici au prix incroyable de 5€ l’unité ou bien encore le « Facing You » de Keith Jarrett lâché à 7€ en pressage d’origine, sous le label ECM. Mais la cerise sur le gâteau fut pour moi l’acquisition du coffret de Chicago « live at Carnegie Hall » avec ses 4 vinyles en pressage US, ses livrets et ses posters en parfait état, vendu au tarif dérisoire de 3€ (oui vous avez bien lu) sous prétexte que le carton enveloppant les vinyles était légèrement abimé. Une telle opportunité ne se présente pas tous les jours, d’autant plus que les vinyles sont en très bon état d’écoute, malgré les tous petits et rares craquements, dus à l’usure du temps, mais après tout, n’est- ce pas ce qui renforce leur charme. Mis à part ces affaires exceptionnelles et rares, il vous était proposé beaucoup de lots ou pour 20€, vous aviez la possibilité de compléter votre collection avec des albums superbes comme par exemple, ce « Loading Zone » de Roy Buchanan, produit par Stanley Clarke et chroniqué ici avant hier. Le chineur avait cependant bien intérêt à faire le tour des vendeurs, car certains albums, dans un état identique, étaient proposés à des tarifs allant du simple au triple telle que « La mort d’Orion » de Gérard Manset vendu 10€ sur un stand et 30€ chez le concurrent situé dix mètres plus loin.

La prochaine édition du salon du disque de Bordeaux est programmée pour les 23 et 24 mars 2019. Souhaitons qu’elle soit tout aussi réussie que celle-ci, malgré, d’après les témoignages recueillis auprès des différents exposants, une très forte baisse de la fréquentation.

                                                                                                                                       Frédéric.

téléchargement

Posté par rock legends à 06:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]


18 octobre 2018

L'incroyable inflation des billets de concerts !

Si l’année 2019 s’annonce particulièrement prometteuse sur l’aspect qualitatif des concerts programmés, elle présente aussi son revers de la médaille, à savoir une explosion des budgets consacrés aux passages de nos musiciens préférés. Sans remonter jusqu’aux années 70, où il était possible de passer les 3 jours du festival d’Orange pour la modique somme de 120F soit environ 19€ ou bien d’assister, en octobre 1976, à San Francisco à un concert du Grateful Dead et des Who pour 12,50$, force est de constater que depuis environ cinq années, la tendance inflationniste du prix des places s’est particulièrement renforcée.

Pour illustrer ses propos, le cas de The Eagles mérite particulièrement d’être étudié avec attention, puisque, le concert de 2019 se déroule dans le même lieu que celui de 2014 (Sportpaleis à Anvers), cela nous permet donc de pouvoir effectuer facilement une véritable comparaison. Donc le 24 mai 2014, pour obtenir une place de 1ère catégorie, il nous avait fallu débourser la somme de 100€. Pour le concert du 26 mai 2019, c’est le chiffre hallucinant de 168€ qui nous fut demandé pour être positionné dans des conditions identiques dans la charmante salle Belge. 68% d’augmentation en cinq années, ce n’est pas anodin, d’autant plus que, sauf erreur de ma part, nos salaires ou nos pensions de retraite sont loin de connaitre une telle évolution à la hausse.

Autre artiste et phénomène identique : Elton John. Bien sûr, nous sommes tous ravis d’accueillir, en particulier à Bordeaux, son farewell tour, mais quand le prix définitif des places est apparu vendredi dernier sur nos écrans d’ordinateur, beaucoup d’entre nous ont marqué un temps d’arrêt avant de communiquer leur numéro de carte bleue permettant d’obtenir le précieux sésame et certains ont même renoncé. Car, tenez vous bien, pour obtenir une place de 2ème catégorie pour le concert du 22 juin 2019 à Bordeaux, il fallait débourser pas moins de 111€ et même 178€ pour une première catégorie. Je passe volontairement sous silence les tarifications des carrés Or et même Diamant, inventé spécialement pour le show de Bercy, à l’image des billets « diamond » du British summer time.

Bien évidemment et fort heureusement, tous les concerts n’atteignent pas ce niveau de prix, mais certains artistes devraient quand même réfléchir sur les limites que nos portefeuilles peuvent accepter. Après tout, si tous ses musiciens sont devenus de grandes stars, c’est aussi un peu grâce à nous. Un renvoi d’ascenseur serait donc fort apprécié.

                                                                                                                               Frédéric.

Ps : le 22 novembre, sortira aux éditions « Le mot et le reste », un livre qui devrait intéresser les nombreux amateurs de blues qui fréquentent ce blog toute l’année. « Parcours blues » de Philippe Thieyre, conte l’histoire de cette musique à travers 150 albums vinyles. Vous trouverez, ci-dessous, la présentation du livre figurant sur le site internet de la maison d’édition.

« Rendre compte de l’histoire du blues et de sa découverte à travers 150 disques glanés au fur et à mesure d’investigations provoquées par des concerts, des citations, des articles, des rencontres, tel est l’objet de ce livre.

Il ne s’agit pas d’être exhaustif, mais de proposer un choix parmi les œuvres les plus marquantes de ce genre musical immortel et bien vivant, depuis Bessie Smith et Robert Johnson jusqu’à Otis Taylor en passant par le blues rural des origines, les hurleurs des années quarante, précurseurs du rock’n’roll, le Chicago blues, la vague britannique de la fin des années soixante et le blues moderne où se mélangent rock, pop, funk et soul.

Seuls les albums vinyles ont été retenus, la priorité ayant été donnée à ceux contenant des morceaux remarquables, qui ont fait connaître l’artiste ou laissé une trace dans l’histoire du genre, soit directement, soit par le biais d’un grand nombre de reprises.

Tous les grands noms (BB King, Muddy Waters, John Mayall, Ray Charles, Buddy Guy, Animals, Elmore James, Fleetwood Mac, Ten Years After, John Lee Hooker, Skip James, etc.) sont bien sûr présents ainsi que d’autres moins connus mais qui ont produit quelques joyaux à redécouvrir absolument. »

couv_livre_2369

 

Posté par rock legends à 06:56 - Commentaires [4] - Permalien [#]

17 octobre 2018

Roy Buchanan "Loading Zone": la pépite méconnue !

Il était, à l’image d’un Jaco Pastorius, promis à une immense carrière et eut une fin similaire. Virtuose de la guitare, il était de manière indiscutable un des plus brillants musiciens que le blues/rock US ne nous ait jamais livré. Et comme beaucoup d’artistes de génie, il connut une disparition tragique, puisque retrouvé pendu dans la cellule de dégrisement ou la police de Fairfax, de l’état de Virginie, l’avait placé à la suite d’une violente dispute conjugale. Ainsi s’éteignit Roy Buchanan, à l’âge de 48 ans, nous laissant avec l’impression d’une carrière inachevée, tant il avait encore à nous offrir. Les différentes étapes de sa vie vous ayant été déjà contées ici-même, il me parait plus intéressant aujourd’hui de s’attarder sur sa production discographique et en particulier, l’album studio « Loading Zone », sorti en 1977, car s’il est exact que le meilleur de la production de ce guitariste de génie se trouve dans ses albums « live », en particulier le bien connu « Live stock », ce qu’il nous livra, au travers d’enregistrements studios est loin d’être négligeable.

Vers la fin des années 70, la réputation de virtuose de Roy Buchanan dépassa largement les frontières des Etats Unis et le fit remarquer par de nombreux musiciens venus d’horizons totalement différents du blues. C’est donc ainsi que l’immense Stanley Clarke ( à l’époque bassiste du Return To Forever de Chick Corea) se proposa de participer à l’enregistrement et de lui produire son nouvel album et convia pour l’occasion nombre de grands noms tels que Narada Michael Walden (batteur du Mahavishnu Orchestra de John Mc Laughlin), Jan Hammer (pianiste du même Mahavishnu), Steve Cropper, qu’il est inutile de présenter ici et aussi celui qui fût, entre autres, le bassiste de Booker T and the MGs, le grand Donald « Duck » Dunn. Le résultat est une véritable tuerie, en particulier la reprise de « Green Onions » et un blues intitulé « Ramon Blues » composé par Roy Buchanan en personne, qui laissera surement pantois beaucoup d’amateurs du genre quand ils découvriront cette pépite avec ses riffs dévastateurs.

Bien plus qu’un simple album studio, par la variété des styles abordés et surtout par la manière de les interpréter, Roy Buchanan nous livre avec « loading Zone » une œuvre majeure, exceptionnelle ainsi qu’un un véritable hymne à la musique, qu’il convient de savourer comme il se doit et qui nous fait bien regretter sa disparition . Nous aurions tant aimé suivre son évolution musicale tant celle-ci était variée, explosive et aurait mérité bien plus que la reconnaissance posthume qui fût la sienne.

                                                                                                                                     Frédéric.

 

ROY BUCHANAN Ramon's Blues

Posté par rock legends à 07:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]

16 octobre 2018

Gregory Porter en concert à Bordeaux: la difficulté d'appréciation !

Autant l’affirmer en préambule, je n’ai jamais éprouvé beaucoup d’attirance pour ce qui est appelé le « Jazz chanté », c’est ainsi que, malgré tout leur immense et incontestable talent, des artistes comme Melody Gardot et Gregory Porter n’ont jamais réussi à me faire réellement vibrer. Alors quand l’opportunité d’obtenir une place pour le concert de ce dernier à l’auditorium de Bordeaux, le 27 septembre 2018, s’est présentée, c’est une longue hésitation qui m’a envahie avant de cliquer sur le bouton « achat » du site de réservation. Cependant, ne demandant qu’à être convaincu et vu le modeste prix de la place (27€), je décidais de me lancer dans cette découverte.

C’est un auditorium, rempli au 4/5ème, avec une climatisation toujours aussi mal réglée qui rend obligatoire le port de l’écharpe (un nombre incroyable de spectateurs imprévoyants et visiblement frigorifiés se mit à tousser au bout de 10 minutes de concert) qui accueillit donc à 20h précises Gregory Porter et sa formation, composée d’un contrebassiste, d’un batteur et de deux claviers pour un show d’un peu plus d’une heure trente, qui, à mon grand regret, ne me fit guère changer mon appréciation sur ce style musical.

Comment se fait il que la voix pourtant puissante de Gregory Porter soit aussi mal ressortie dans une salle, ou les qualités acoustiques ne sauraient être mises en cause ? Était- ce un mauvais réglage de l’ingénieur du son ? Sans doute, car nous étions nombreux à avoir envie de crier « plus fort, nous n’entendons rien » pendant tout le concert. Ce problème acoustique gâcha littéralement la soirée et ce d’autant plus que le répertoire, sur lequel était basé le set de Gregory Porter, était axé sur le son très soft de Nat King Cole. Seul, le moment plutôt intimiste ou sa superbe voix se mit réellement en valeur avec, pour seul accompagnement le piano, imprégna vraiment sur ma modeste personne. Je passe volontairement la reprise plus que discutable de « Papa was a rolling stone » des Temptations dont il permit de s’interroger sur sa place au milieu d’un répertoire de « smooth jazz ».

Vu la chaleur des applaudissements finaux, le public présent a apprécié. Tant mieux pour lui et surtout pour l’artiste, dont le talent ne saurait être mis en cause. A titre personnel, Je reste sur mon impression première concernant ce style musical. Mais après tout, chacun est libre de ses goûts.

                                                                                                                                Frédéric.

gregory porter

Posté par rock legends à 06:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]

15 octobre 2018

Bernard Lavilliers "Brazil72": Et le Brésil arriva à la cour des miracles !

Bernard Lavilliers - Brazil 72

Ce sont des retrouvailles que l’on pourrait presque comparer à un amour de jeunesse, dont on est resté sans nouvelle pendant des années et que subitement l’on croise au coin d’une rue sans s’y attendre. Le tout récent salon du disque vinyle de Bordeaux m’a donné l’occasion d’acquérir, au hasard d’une fouille approfondie dans les bacs des exposants, l’album de 1972 de Bernard Lavilliers « Les Poètes ». Resté longtemps introuvable, ce disque qui précédait le remarquable « Le Stéphanois » fut réédité dans les années 90, compte tenu du succès de ce chanteur hors norme. Si le disque a, bien évidemment, vieilli dans son concept musical, il n’en demeure pas moins que certaines chansons portaient les prémices qui allaient faire, quelques années plus tard, de Bernard Lavilliers, une immense vedette.

L’écoute de la face B en était à sa moitié, quand des notes de guitare familières et un refrain me firent dresser de mon canapé et tout de suite des images défilèrent dans ma tête. Celles-ci me replongeaient dans un petit cabaret, aujourd’hui disparu » appelé « La cour des miracles » situé rue des Faussets à Bordeaux, tenu par un personnage indescriptible, mais ô combien attachant, Raymond Nabos.  Cette chanson « Brazil 72 » avait tant fait rêver le jeune homme, employé d’un magasin de disques, que j’étais à l’époque et me permit de me replonger 43 années en arrière, assis au milieu de la petite salle du cabaret, fasciné par ce grand gaillard qui nous racontait le Brésil de l’époque avec sa dictature et ses dealers et ses côtés obscurs. Cette chanson, bien trop longtemps enfuie dans ma mémoire et écrite lors de l’un des nombreux périples de notre chanteur au pays de la samba, est un voyage à elle toute seule et dégage toujours cet uppercut qu’elle procurait dans ces années ou tous les rêves étaient permis. Le récit de ces soirées inoubliables et du lien qui unit, pendant un certain temps, notre petite équipe de vendeurs du magasin de disques et Bernard Lavilliers vous a été longuement conté au début de l’aventure de ce blog. Si vous n’avez pas lu cet article, n’hésitez pas à vous replonger dans les archives en tapant le nom de Bernard Lavilliers sur le moteur de recherche.

Exceptionnellement, cet éditorial est illustré par deux vidéos représentant cette chanson. La première est le morceau tel qu’il figure sur l’album et la seconde, un mini film pris lors d’une émission de télévision en 1976 qui vous montrera la puissance et le charisme que savait déjà dégager Bernard Lavilliers à cette époque. « Brazil72 » est un morceau magique, écrit et composé par un artiste hors pair. Quel bonheur de l’avoir retrouvée 46 années après sur mon chemin !

                                                                                                                     Frédéric.

Ps : ce modeste éditorial est dédié à la mémoire Raymond Nabos qui dirigeait le cabaret » La cour des miracles » et sans qui, tous ces moments inoubliables auraient été rendus impossible.

Bernard Lavilliers Brazil 72

Posté par rock legends à 07:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]


12 octobre 2018

Eric Clapton "Happy Xmas": Entre honte et déchéance !

Jingle Bells

Pour tout vous dire, j’ai longuement hésité à publier ces morceaux sur le blog. Sans doute, est ce dû au sentiment de honte que peut éprouver un ex- fan d’assister en direct à la déchéance de l’un de ses musiciens préférés. Mais puisque celui-ci se permet de prendre ouvertement son public pour des imbéciles à l’occasion de ses concerts, après tout, il n’y a aucune raison de se priver d’exprimer notre opinion. Comment, lorsque l’on a sorti un chef d’œuvre comme « From the cradle » et écrit une des plus belles pages de l’histoire du rock, peut-on en arriver à perdre son honneur en sortant une telle niaiserie ? J’imagine cependant que les rares fans inconditionnels qu’il lui reste et ses groupies hystériques vont adorer et passer ce morceau tous les jours de l’année sur leur chaine. Ils ont d’ailleurs dû acheter l’édition de Luxe.  A l’inverse, les véritables connaisseurs de musique…..

Bref, si vous voulez passer un excellent week-end musical, fuyez vite cet album.

A lundi pour la reprise complète de ce blog.

                                                                                                                            Frédéric.

Silent Night

Posté par rock legends à 18:38 - Commentaires [5] - Permalien [#]

11 octobre 2018

Le seul triomphateur du British summer time: Carlos Santana !

Les clameurs du public furent d'une telle force et les échos de son triomphe si retentissants, qu'il aurait largement mérité de passer en tête d'affiche, loin devant Steve Winwood, pourtant auteur d'un excellent et très solide concert et surtout, à des années lumières du Père Noël Eric Clapton et son scandaleux et lugubre passage. Carlos Santana fut de manière incontestable la seule grande vedette de la soirée, au point que si son set avait fait l'objet d'un enregistrement, celui-ci aurait surement pulvérisé les ventes.

En attendant le fonctionnement complet de ce blog dès le lundi 15 octobre, retrouvons la magie de la guitare aérienne de Carlos Santana dans cet extrait de l'album " Borboletta".

                                                                                                                                                                                           Frédéric.

Carlos Santana - Practice What You Preach

Posté par rock legends à 06:47 - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 octobre 2018

Enfin de retour parmi vous !

Tout refonctionne enfin. Le temps de remettre en ordre certains détails, nous nous retrouverons à partir du lundi 15 octobre.

En attendant ce moment, que diriez vous d'un petit Canned Heat pour se remettre en forme ?

                                                                                                                                                               Frédéric.

Let's Work Together Canned Heat HD {Stereo}

Posté par rock legends à 16:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]

04 octobre 2018

Frank Zappa: l'innovation permanente !

C'était l'un des plus grands guitaristes de l'histoire du rock et pourtant il est impossible de le classer dans une catégorie tant son abondante discographie a abordé, avec brio, tous les styles musicaux entre 1966, date de son premier album et 1993, année de son décès.  Ainsi était Franck Zappa, personnage totalement atypique sur la scène. Ses concerts étaient d'ailleurs un joyeux délire et un formidable terrain d'innovation ou tout pouvait arriver, mais aussi où tout était soigneusement calculé, car s'il pouvait apparaitre fantasque au regard de certains, il n'en restait pas moins que son show était remarquablement construit et préparé, à l'image de ce mémorable concert de l'hiver 1977 au pavillon de Paris, qui restera comme l'un des meilleurs concerts auxquels il m’ait été donné d’assister.

Chacun d'entre nous, selon sa sensibilité, trouvera, dans ses soixante albums, une période avec laquelle il sera en parfaite harmonie. La mienne se situe entre 1973 et 1976 et va de « Over nite sensation » à « Zoot allures » en passant par le succulent « Bongo Fury » réalisé avec un personnage aussi hors normes Captain Beefheart. A cette époque, sortant d'une période jazz très réussie, Zappa décide de rendre sa musique plus accessible et entame d'immenses tournées à travers le monde avec son groupe Mothers of invention, qui comprenait George Duke aux claviers, Ruth Underwood aux percussions, Chester Thompson à la batterie, Tom Fowler à la basse et l'extravagant Napoleon Murphy Brook au saxophone et au chant. Cette formation fut de loin la meilleure qu'eut Zappa au long de sa carrière, puisqu'elle sut lui ouvrir un public nouveau et surtout canaliser et développer parfaitement la folie créatrice de notre guitariste, certes brillante, mais qui nécessitait une certaine rigueur pour pouvoir exprimer tout son potentiel.

A mi -chemin entre le rock et le jazz rock, les quatre albums de cette période possèdent tous un charme différent qui les rendent totalement innovants et attachants et surtout uniques. A ma connaissance, aucun autre musicien ne peut être comparé à Frank Zappa, ce qui rend sa musique totalement inclassable, puisque vous pouvez passer aussi bien dans le même morceau du rock au jazz rock avec un intermède blues au milieu. A ce titre, l'album « Apostrophe » réalisé en 1974 avec le concours de Jean Luc Ponty, de Jim Gordon, de Jack Bruce et d'Aynsley Dunbar est un sommet d'innovation qui vous fait vivre un véritable voyage et si en plus vous possédez une bonne maitrise de la langue anglaise, il vous séduira encore davantage. Car, non seulement Frank zappa était un immense guitariste, mais il était aussi un brillant parolier et humoriste et pour bien rentrer dans l'univers qu'il nous proposait, il était indispensable de prêter une oreille attentive aux paroles de ses chansons qui étaient une critique sévère des dérives autoritaires de la société et de l'ordre établi.

Curieusement, malgré son immense succès, la reconnaissance du monde musical vint après sa disparition. C'est ainsi qu'il ne fut introduit au Rock Hall of fame seulement en 1995, soit deux ans après sa mort. La ville de Berlin lui attribua même une rue à son nom et des statues à son effigie sont même dressées en Lituanie et à Prague. En France, comme d'habitude : rien ! Mais ce n'est pas bien grave, l'on finit par s'habituer.

Dans le monde si normalisé du rock aujourd'hui, l'écoute de la musique de Frank Zappa constitue une oasis délirante dont nous avons bien besoin.

                                                                                                            Frédéric.

Frank Zappa-Apostrophe'

Posté par rock legends à 06:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]

03 octobre 2018

Eric Clapton New York 2018: quels "concerts " ?

Ce modeste éditorial va surement m’attirer les foudres de quelques « ultras » d’Eric Clapton, mais peut- importe, il est parfois utile d’exprimer de manière franche et directe son opinion et de sortir du politiquement correct. Sans doute, poussé par le désir de vérifier le bon fonctionnement de son orgue de barbarie avant les concerts ( ?) qu’il compte présenter au public New Yorkais et entre deux essayages de son nouveau déguisement de Père Noël, Eric Clapton a livré un mini concert à Chicago samedi dernier. Ironie des choses, celui-ci s’est déroulé le jour même du décès de l’un des derniers grands bluesmen de la cité de l’Illinois, Otis Rush.

Bien évidemment, pendant le moment où il se trouvait sur la scène, notre ex guitariste de blues ignorait que le compositeur de « So many roads » était en train de rejoindre un monde meilleur, mais tout de même, se trouver dans la ville de celui qui lui a offert un de ses plus beaux succès avec « Double Trouble » et oser présenter au public présent ce soir- là, les deux tiers de sa sempiternelle et ridicule set list qu’il interprète depuis plus de cinq interminables années, sans jouer le moindre blues original, dénote un état d’esprit déplorable, n’en déplaise aux quelques groupies hystériques qu’il lui reste dans notre pays.

Il est d’ailleurs permis de s’interroger sur le temps que va mettre le grand public à se rendre compte de l’aspect plus que douteux représenté par ces soit- disant « concerts » (les guillemets étant employés ici car il est difficile d’utiliser le terme concert pour un récital effectué avec un orgue de barbarie). Après avoir pris ouvertement 70 000 personnes pour des imbéciles en juillet dernier à Londres et avant le tour du public Allemand et Autrichien en 2019, c’est le public US qui risque fort d’être la prochaine victime de ce qui flirte avec les limites de l’escroquerie.  Cependant, avant de proposer son copier/coller habituel, Eric Clapton ferait bien de prendre le temps de la réflexion, car aux USA et à la différence de l’Europe, le public est rarement composé de bénis oui oui et les journalistes chroniqueurs n’ont guère l’habitude de prendre des gants pour exprimer leur opinion. Déjà, suite au contenu des shows de 2017, des médias comme le « New York Times » s’étaient montrés extrêmement virulents, il n’est donc pas difficile d’imaginer leur réaction, si jamais les concerts du prochain week-end ressemblaient comme deux gouttes d’eau à ceux de l’année passée.  D’autant plus que la concurrence risque d’être rude, puisque ce ne sont pas moins que Tedeschi Trucks Band et The Eagles qui sont programmés dans les tous prochains jours dans la ville qui ne dort jamais et le comparatif ne manquera donc pas d’être établi.

Souhaitons, de tout cœur, que dans un ultime geste d’honneur, Eric Clapton montre au public Américain, par le contenu de son spectacle, qu’il demeure, ne serait-ce que par moments, l’immense guitariste qu’il fût encore dans un passé récent. Réponse lundi 8 octobre.

                                                                                                                          Frédéric.

Eric Clapton

Posté par rock legends à 06:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]