BALLAD into BLUES,ROCK and FOLK of the Seventies

19 juin 2018

Joan Baez "Olympia 2018": Un concert pour l'éternité !

Combien d’artistes de cette dimension nous reste t’-il aujourd’hui ? Leur nombre pourrait largement tenir sur nos dix doigts de la main, tant il est restreint. Il est même permis de s’interroger sur l’avenir tout court de notre musique après que tous aient disparus, tant la prestation époustouflante de Joan Baez à l’Olympia, samedi 16 juin 2018, a renvoyé à leurs chères études une jeune génération folk, dont pourtant nous vantons les mérites régulièrement ici même.

Ce qui s’est produit en ce samedi de fin de printemps, dans le cadre magnifique de l’Olympia est un moment de grâce comme nous en connaissons peu dans notre vie d’aficionado à la musique. 48 heures après, l’émotion est toujours intacte et les frissons aussi présents, lorsqu’il s’agit d’évoquer ce moment d’exception.

Tout débuta dans un Olympia ou régnait l’atmosphère des grands soirs, littéralement plein à craquer ou même les strapontins étaient occupés par un public ou toutes les générations étaient largement représentées, ce qui est d’ailleurs extrêmement réconfortant. Mais au-delà de cette impression, c’est plutôt ce ressenti de vivre un événement unique qui habitait la foule, car après tant d’années passées sur les scènes du monde entier, Joan Baez avait décidé de dire un adieu définitif à son public qui la suit fidèlement depuis tant d’années. Les dix shows annoncés affichèrent très vite le sold out au point qu’il fallut rajouter, en catastrophe, quelques dates en février prochain pour satisfaire la demande venue de toute la France. Il est à noter que l’ensemble des critiques musicaux est d’ailleurs unanime sur la valeur du show proposé comme en témoigne la totalité des reviews disponibles sur la toile.

Lorsque les lumières s’éteignirent, c’est une Joan Baez, toujours aussi ravissante et décontractée qui s’avança seule avec sa guitare sous un tonnerre d’applaudissements, pour 4 chansons dont certaines étaient extraites de son récent album. Son excellente maitrise de notre langue, ajoutée à son humour et à sa décontraction lui permirent de communier immédiatement avec un public qui n’attendait que cela. A 77 ans, sa voix reste exceptionnelle et si elle ne lui permet plus de monter comme avant sur les aigües, elle lui apporte en compensation une chaleur que nous ne lui connaissions pas. A la fin de ces 4 morceaux d’ouverture, elle fut rejointe par l’excellent Dirk Powell, multi instrumentiste brillant, autrement plus à sa place ici que dans son rôle d’accordéoniste d’Eric Clapton pour lequel il n’est pas fait, et par son fils Gabriel Harris (dont elle était enceinte à Woodstock) aux percussions et non à la batterie, comme entendu surement par erreur. A nouveau seule sur scène, la suite du concert nous permis de vivre le premier très grand moment de la soirée avec l’interprétation de « L’Auvergnat » de George Brassens, récité avec une surprenante maitrise de la langue de Molière. La continuation du show nous fit traverser toutes les grandes étapes de sa carrière comme Woodstock avec l’inoubliable « Joe Hill », « Me and Bobby Mc Gee » composé par Kris Kristofferson, immortalisé par la grande Janis Joplin et interprété ici avec l’aide de la chanteuse Grace Stumberg, ou bien ces chansons de Bob Dylan, Pete Seeger ou encore de l’immense Woody Guthrie, référence absolue du folk US pour tous les spécialistes du genre. Au fur et à mesure de l’avancée du spectacle, les applaudissements étaient de plus en plus nourris et le public composé de connaisseurs, conscient d’assister à un événement exceptionnel était littéralement subjugué et sous le charme d’une prestation hors norme. Et puis, ce fût le moment magique de cette soirée avec l’interprétation a capella de « Swing low Sweet Chariot » qui fit chavirer l’assistance dans un bonheur irréel. C’est un public debout à la fin de chaque morceau interprété qui fit un triomphe incroyable et largement mérité à cette grande dame de la musique folk.

Chaque spectateur présent éprouvait le ressenti de participer à un moment d’histoire et lorsque qu’elle quitta la scène, ce sont des rappels d’une puissance inouïe qui la firent revenir pour nous offrir une interprétation tendance jazzy de « Imagine » (remarquable Dirk Powell au piano), de « The Boxer », du « Temps des cerises » et d’un « here’s to you » tant attendu et repris par un public en totale fusion avec l’artiste qui se retira définitivement une rose à la main sur quelques élégants et sobres pas de danse.

Ce soir -là, le sommeil fut particulièrement difficile à trouver tant les images de cette inoubliable soirée défilaient rapidement. Sans doute était- ce le sentiment d’avoir assister à un de ces moments qui vous marque à tout jamais. Pour s’en convaincre, il suffisait juste de regarder le visage radieux de tous les spectateurs à la sortie. Certains pleuraient même de joie.

Merci Madame Joan Baez pour cet immense instant de bonheur que vous nous avez offert et dont nous nous souviendrons longtemps.

                                                                                                                                  Frédéric.

Ps : Il n’y a pas de grand artiste et de show réussi sans un public à la hauteur de l’événement. A ce titre, il convient de féliciter celui de samedi dernier. Pas ou très peu de ces gens qui passent le concert bras levé avec un téléphone à la main et qui sont donc dans l’impossibilité d’apprécier le show comme il se doit. Bien au contraire, le public de samedi était composé de connaisseurs sobres et respectueux, venus avant tout pour écouter de la musique et montant crescendo avec l’artiste pour lui offrir un triomphe final, à la hauteur de sa prestation. Bravo aussi à lui.

A noter également, pour ceux qui n’ont pu assister à l’événement, que la chaine Arte propose sur son site internet, le concert du 13 juin, tout aussi exceptionnel que celui chroniqué aujourd’hui. 

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18 juin 2018

Joan Baez" Olympia 2018": INOUBLIABLE !

Joan Baez - Here's to you, Nicola and Bart - Olympia Paris - 10 juin 2018

Un moment de grâce exceptionnel, dont tous les mélomanes présents ce soir là se souviendront longtemps.  Nous en reparlerons longuement demain. En attendant "Enjoy".

                                                                                                                                                                                  Frédéric.

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Airto Moreira en concert: Le poids des années !

Le temps est décidemment le maître absolu des horloges. Personne n’y échappe et tôt ou tard (le plus tard possible), ce sera à notre tour de se soumetre à ses volontés. Rassurez-vous, j’arrête de philosopher, mais il me semble que cette modeste réflexion est bien en rapport avec le tout récent concert de Airto Moreira, qui s’est déroulé dans le cadre du New Morning Parisien. Ayant eu le privilège d’assister en novembre 1988, dans le même lieu, à un concert d’anthologie donné avec sa femme Flora Purim, celui du printemps 2018 souffre incontestablement de la comparaison, bien qu’il fût excellent et nous a ainsi permis de découvrir de remarquables musiciens, particulièrement un fabuleux guitariste nommé Jose Neto et un remarquable saxophoniste Vitor Alacântra.

Aujourd’hui âgé de 76 ans, le show de cet immense percussionniste, passé par Miles Davis, Weather Report, Chick Corea, Carlos Santana et tant d’autres, était fondé par le passé sur son extraordinaire énergie et ses improvisations  avec ses multiples instruments de percussion qui nécessitaient une incroyable condition physique qui se refuse à lui aujourd’hui, ce qui est d’ailleurs tout à fait logique et qui rend son concert beaucoup plus lisse déconcertant ainsi légèrement ses fans de ses débuts.

S’étant retiré aujourd’hui au Brésil, après 30 ans de vie à Los Angeles, Airto Moreira semble, dans ses attitudes, s’être imprégné de la douceur de vivre de ce fabuleux pays. Son show est fondé sur un jazz/rock plutôt cool, que n’aurai pas renié son compatriote Wayne Shorter, mélangé à une musique brésilienne ou ses innombrables et originaux instruments de percussion font littéralement merveille et portent toujours autant sur le public impressionné par sa dextérité. Alors, pourquoi ce concert n’a-t-il pas imprimé complétement sur l’accroc à sa musique que je suis ? La raison en est simple, il ne se dégageait pas cette énergie ensorcelante de ma première rencontre avec ce fabuleux percussionniste, ce qui renvoie inexorablement à la première phrase de ce modeste éditorial, ce qui n’enlève rien au talent toujours intact de Airto Moreira.

                                                                                                                                   Frédéric.

Ps : Deux petits points négatifs au cours de cette soirée. Le premier est le non- respect de l’horaire.  Le concert débuta avec 20 minutes de retard et la pause du milieu du show, pourtant annoncée de 15 minutes, fut interminable et gâcha l’envie de suivre intégralement la seconde partie. Le second concerne l’absence, sans aucune justification, de Nora Purim (fille de Airto et de Flora) pourtant annoncée sur le programme du site du New Morning.  

AIRTO MOREIRA - "Misturada" (Live in São Paulo 2017)

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16 juin 2018

Le bonus du week-end: le nouvel album de Buddy Guy !

Vous avez pu en découvrir quelques extraits en avant- première sur l’excellent site de notre ami Jean Claude consacré à Eric Clapton. Le nouvel album de Buddy Guy » Blues is alive and well » est sorti hier et le moins que nous puissions dire est qu’il dépasse largement nos espérances. Nous aurons l’occasion d’y revenir dans les prochaines semaines. En attendant ce moment, écoutons- le sur le morceau qui donne son nom à l’album.

Excellent week-end musical à tous.

                                                                                                                                       Frédéric.

Buddy Guy - The Blues Is Alive And Well (Audio)

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15 juin 2018

The Beatles: après "Sgt Pepper's" voici le tour du "White album"

Après « Sgt Pepper’s lonely hearts club band », le « White album » ! Même si le projet avait été envisagé dès la sortie du premier en version Deluxe remixée, il est toujours agréable de recevoir une confirmation. Certes, celle-ci n’est pas encore officielle (marketing oblige et puis, il faut surtout garder les fans en éveil), mais aujourd’hui, nous pouvons affirmer sans risque de nous tromper que le double album blanc des Beatles aura lui aussi son superbe coffret, soit fin 2018 pour les fêtes de fin d’année ou au pire tout début 2019 pour célébrer comme il se doit son cinquantième anniversaire, car, après le « sergent poivre » s’il existe un autre album des Fab Four qui justifie une réédition inédite, c’est bien le White album.

« Back in USSR », « Blackbird » et surtout le fameux « While my guitar gently weeps » sont parmi les figures de proue d’un LP resté dans la légende et qui a bercé notre jeunesse. Reste maintenant à savoir quel sera le contenu du coffret que nous réserve la maison de disques. S’il semble évident que le fils de George Martin sera sollicité pour le remixage de l’album original (son travail sur « Sgt Pepper » a été en tout point remarquable), il est à peu près certain que les quelques « demos » qui ont filtré sur certains sites US seront incluses à un coffret dont la présentation sera surement aussi réussie que celle de l’album légendaire de 1967 (peut être aurons -nous droit aux cartes postales qui étaient incluses dans le lp d’origine ?).

Dès aujourd’hui, donc, le marketing semble lancé de manière inexorable par Paul McCartney. Sa page Facebook est sur fond blanc, et nul ne doute que dès la fin de l’été, d’autres opérations de ce genre destinées à appâter les fans seront lancées et distillées au compte- goutte pour les motiver à investir dans un coffret dont le prix de vente tournera sans doute aux alentours de la centaine d’euros, à l’image de celui de « Sgt Peppper », mais qui n’arrêtera certainement pas les nombreux inconditionnels des Beatles.  D’ailleurs parmi tous ceux qui ont acquis le luxueux coffret de l’album de 1967, qui regrette aujourd’hui d’avoir investi cette somme ? Quel plaisir pour nos yeux de regarder un tel chef d’œuvre trôner en bonne place dans notre salon (c’est de l’argent bien mieux utilisé que dans l’investissement d’un livre auprès de la société d’édition Genesis) ! Le « white album » mérite aussi cet honneur.

                                                                                                                                            Frédéric.

The Beatles - Back In The U.S.S.R

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14 juin 2018

BB King and Bobby Bland "Together again live": De la dynamite !

Lorsqu’il débarqua en 1976 dans les bacs des disquaires, ce fût un véritable séisme et encore le mot est faible pour décrire la gifle qui s’était abattue sur nous tant cet album est une bombe comme il s’en produit 3 ou 4 par décennie et qui a redonnait ses lettres de noblesse au blues dans une période ou cette musique était marginalisée au profit des tendances de l’époque qu’étaient la musique électronique, du disco et du jazz/rock.

Le duo, Bobby Bland et BB King, avait déjà été réuni pour un concert deux années plus tôt, qui apparaitra en version CD plus tard, malgré une qualité sonore très médiocre, mais de manière assez curieuse, c’est leur second concert qui sera publié en premier. Issus de la même génération de bluesmen, les deux hommes avaient tout pour s’entendre et le prouvent dès les premières notes de cet album de feu. Si le parcours de BB King est largement connu de tous, celui de Bobby Bland l’est moins, bien qu’il soit considéré comme un des pionniers du soul/blues. Bercé dans cette musique dès son enfance et avant de connaitre la consécration avec son seul hit, composé en 1957 « Further up on the road », il débuta comme machiniste sur les tournées de BB King avant d’essayer sans grand succès dans une carrière solo pour des raisons plutôt obscures que l’on pourrait sur le compte du manque d’intérêt des médias US pour le blues dans la décennie 70.

Ce qui frappe immédiatement l’auditeur à la première écoute est la complicité unissant les deux hommes qui se « chambrent » de manière très conviviale, sans abuser des temps de parole comme le fait pour notre malheur Buddy Guy. Epaulé par une brillante et efficace section cuivre, nos deux bluesmen nous livrent un show enthousiasmant qui reprend tous les principaux standards appréciés de tous les inconditionnels de cette musique comme ce torride « Stormy Monday » ou encore « Everyday I have the blues » ou bien « thrill is gone ».

Quarante deux années après sa parution et n’ayant pas pris la moindre ride, cet album est une formidable invitation au swing. Raison de plus pour ne pas la refuser.

                                                                                                                             Frédéric.

Bobby "Blue" Bland & B.B. King - The Thrill is Gone/Ain't Gonna Be The First To Cry

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13 juin 2018

John Mayall, John Hiseman, Bob Seger, Danny Kirwan: Le quotidien d'une passion

Deux décès, une interrogation et une résurrection qui fait sacrément plaisir, surtout que cette dernière était très inattendue, car les nouvelles étaient relativement inquiétantes. L’actualité est ainsi faîte. Comme nous, nos musiciens prennent de l’âge et forcément les ennuis de santé apparaissent et sont appelés à se multiplier.

John Hiseman, batteur du groupe Colosseum nous a quitté hier à l’âge de 73 ans. Il avait remplacé Ginger Baker au sein de Graham Bond Organisation avant de rejoindre John Mayall pour l’enregistrement de l’album « Bare Wires » puis de participer à la formation de Colosseum pour lequel il enregistra 5 albums dont le fameux « Live » sorti en 1971.

Danny Kirwan, ancien guitariste de Fleetwood Mac, est décédé la semaine dernière. Arrivé pour le troisième album du groupe, ce n’était certes pas, un génie de la guitare comme son compère Peter Green, mais tout de même un bon guitariste possédant un certain talent. Il resta dans la formation jusqu’à l’album « Bare Trees » avant d’en être éjecté en 1973 pour des problèmes d’alcool, juste au moment ou le groupe a choisi de se saborder en abandonnant le blues et de se transformer en un orchestre de variétés pop féminisé, poussant le ridicule jusqu’à conserver son nom d’origine pour de vulgaires raisons commerciales. Le pire étant qu’aujourd’hui si vous interrogez le public du groupe sur sa musique, il ne vous citera pratiquement que cette bien triste période au détriment d’une chanson comme « need your love so bad » pour ne citer qu’elle.

L’interrogation concerne un véritable dieu du blues John Mayall. Depuis l’annonce de son hospitalisation en urgence pour une pneumonie, qui a conduit à l’interruption immédiate de sa tournée, pas la moindre nouvelle sur son état de santé n’a filtré. Son site internet ne nous communique aucune information et les sites US, généralement bien informés, ont font de même. Souhaitons de tout cœur que ce silence soit synonyme d’amélioration de sa santé.

L’annonce de la reprise de la tournée US de Bob Seger est une vraie bonne nouvelle, tant nous avons craint que, suite à son problème de cervicales, il ne puisse un jour revenir nous livrer son show d’enfer et même pouvoir rechanter tant celui-ci était handicapant. Pour ceux qui ne l’aurait pas encore découvert, son dernier album « I knew you when » est une vraie réussite. Il ne nous reste plus qu’à souhaiter que sa tournée se décide enfin à franchir l’océan Atlantique pour nous permettre de rendre à ce rocker l’hommage que son immense carrière mérite. Mais hélas pour nous, cette éventualité reste extrêmement aléatoire, vu qu’il ne s’est pas produit en Europe depuis fort longtemps, malgré d’excellentes ventes d’album sur le vieux continent. Mais après tout, ne dit on pas que l’espoir fait vivre ?

                                                                                                                                           Frédéric.

Bob Seger - Against The Wind 8-26-2017 Moline

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12 juin 2018

Joan Baez "Olympia 2018": Merci Madame !

Vers la fin des années 60 et au début des seventies, elle fut la principale incarnation du vent de liberté qui soufflait sur cette époque, qui emportait tout sur son passage et qui fascinait les adolescents que nous étions dans ces années. Nous étions très nombreux à être admiratifs de la pureté de sa voix et de la manière dont elle arrivait à faire passer ses messages politiques. Bien sur le temps a passé et nos illusions se sont envolées, mais sa voix est restée la même, réussissant toujours, cinquante années après, à exercer cette incroyable fascination sur les adultes que nous sommes devenus entre temps.

Joan Baez est donc en France, sur la prestigieuse scène de l’Olympia Parisien, pour effectuer à l’image d’un autre grand nom Paul Simon, une tournée d’adieu dont le succès est tel qu’il fut nécessaire de programmer dans l’urgence d’autres dates pour le mois de février 2019. A 77 ans, cette grande dame du folk song a choisi de ne pas effectuer l’année de trop et de risquer ainsi de perdre un peu de son crédit auprès de générations qui ne l’ont pas connu depuis ses débuts, car son talent est multi générationnel. La force d’un grand artiste n’est elle d’ailleurs pas de savoir se retirer à temps ? Beaucoup de nos idoles de jeunesse, à l’image de The Who, devraient méditer ce dicton.

Mais avant de profiter d’une retraite bien méritée, Joan Baez nous offre en ce mois de juin 2018, pour notre plus grand plaisir, quelques ultimes concerts. La set list qu’elle nous propose retrace les différentes étapes de cinquante années d’une brillante carrière avec des reprises de chansons de Steve Earle, de Tom Waits, de son ex compagnon Bob Dylan et bien sur des morceaux du répertoire traditionnel que l’on peut entendre lorsque l’on roule sur les routes de cette Amérique profonde tel que ce « Swing low  Sweet chariot ». Seul manque, selon moi, pour que la soirée soit complètement réussie, mais ceci est strictement personnel, « Here’s to you » qui illustrait le film « Sacco et Vanzetti » et qui m’a fait découvrir cette immense chanteuse. Mais qui c’est, peut être aurai-je une bonne surprise, d’autant plus que cet oubli semble avoir été réparé si j’en crois la vidéo jointe.

C’est donc avec un immense plaisir que nous nous rendrons à l’Olympia pour rendre un ultime hommage à celle qui nous a tant fait rêver et de retrouver ainsi les idéaux de notre jeunesse, l’espace d’une soirée.

                                                                                                                                    Frédéric

Joan Baez à l'Olympia à 77 ans

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11 juin 2018

Walter Trout European tour 2018: de qui se moque t'on ?

Le sujet ayant été abordé de très nombreuses fois sur ce blog, nous ne nous y attarderons pas trop, bien que cette fois-ci la limite de l’acceptable a été franchie. S’il n’est guère illogique et scandaleux que certains événements, pour des raisons de marketing commercial, soient réservés exclusivement au public Américain, d’autres n’obéissent pas à cette logique, en particulier, quand visiblement, nous avons affaire à de la mauvaise volonté. Alors osons mettre les pieds dans le plat et manifester notre immense déception et même notre colère par rapport à la prochaine tournée Européenne de celui qui a réalisé le meilleur album blues de l’année 2017 : Walter Trout.

Car, tenez vous bien, sur les 34 dates programmées à travers le vieux continent, pas une seule, oui vous avez bien lu, pas la moindre, ne concerne la France. Alors que l’Espagne bénéficiera de 5 dates et l’Allemagne de 7, pour ne citer que ces deux pays, pas le moindre organisateur Français n’a songé à contacter notre brillant guitariste pour tenter de programmer ne serait ce qu’une date. Cela parait tellement incroyable, qu’il m’a fallu plusieurs lectures de la composition de la tournée pour me rendre à la triste et consternante évidence. De qui se moque-t-on ? Il est vraiment permis de se poser la question. Pour programmer la daube type Pascal Obispo et compagnie, il n’y a pas de problème, mais pour faire venir un guitariste de blues dont le dernier disque a été un succès mondial et qui a raflé tous les prix, il n’existe aucune possibilité ? Ou sont passés les organisateurs du New Morning, de La Cigale, du Trianon et consorts ? Et que l’on ne nous dise pas que sa non- venue est due à une demande d’un exorbitant cachet puisque dans tous les pays ou Walter Trout est programmé le ticket d’entrée est fixé à 25€ ! La France reste décidemment un pays sous développé en matière de culture blues et d’autres d’ailleurs puisque tant de groupes ont choisi d’éviter notre pays dans le cadre de leurs tournées (Paul Simon, America, Graham Nash pour ne citer qu’eux sur 2018).

Le public Américain n’est pas confronté à ce type d’inconvénients, puisque se préparent pour lui quelques événements qui nous laissent rêveur comme cette mini tournée de Chris Hillman et Roger Mc Guinn à l’occasion du cinquantième anniversaire de la sortie de l’album des Byrds « Sweetheart of the rodeo » ou bien encore le farwell tour des survivants de Lynyrd Skynyrd ou encore cette douce soirée du 1er août ou sera diffusé, dans tous les cinémas du pays,  le concert légendaire de Philadelphie donné par le Grateful Dead le 7 juillet 1989.

Il est à souhaiter que cette situation évolue dans les prochains mois et que, enfin le public Français, amateur de blues et de bonne musique, soit enfin récompensé de la patience dont il fait preuve depuis tant d’années.

                                                                                                                                       Frédéric.

Walter Trout - We're All In This Together (feat. Joe Bonamassa) (Lyric Video)

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09 juin 2018

Le bonus du week-end: Ozark Mountain Daredevils !

THE OZARK MOUNTAIN DAREDEVILS • It Could Be Better • 1974

Qu'il est agréable de débuter la journée sous la douceur des mélodies de Ozark Mountain Daredevils, groupe de country/rock, très en vogue dans la deuxième partie des années 70.

Retrouvons -le dans cette splendide ballade country "it couldn't be better", extraite de son deuxième album, sorti en 1974.

Excellent week-end musical.

                                                                                                                                               Frédéric.

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