Au début de l’été, nous avions commencé brièvement à évoquer son talent lors de la sortie de son nouvel album «  Honest life » qui l’a consacré au même titre que sa collègue Joan Shelley comme les nouveaux espoirs de la scène folk US et si j’en crois certains privilégiés (n’est pas cher Vincent) qui ont eu la bonne idée de débourser la modique somme de 10€ pour son passage début septembre sur la petite scène du Pop up du Label, le show qu’elle présenta aux 150 personnes présentes dans la petite salle de l’est Parisien les conforta dans leur opinion d’avoir sous leurs yeux quelqu’un dont la musique comptera dans les années à venir.

Car du talent, Courtney Marie Andrews, du haut de ses 26 printemps en possède incontestablement beaucoup. Native de Phoenix, cette jeune femme au visage juvénile dont la voix n’est pas sans évoquer une Linda Ronstadt, une Emmylou Harris ou plus encore une Joni Mitchell période Laurel Canyon est en train de tracer son sillon dans un genre qui hélas reste, pour des raisons incompréhensibles, bien trop confidentiel en France mais qui pourtant est une formidable incitation au rêve et à l’évasion. Sa manière toute personnelle de teinter la country avec des intonations folk rock m’a laissé littéralement sans réaction lors de la première écoute de « Honest life », album découvert au hasard des promenades sur la toile. Car Courtney Marie Andrews compose entièrement toutes les chansons figurant sur les 5 disques qu’elle a déjà publié et dont les trois premiers commencent à avoir une certaine côte car malheureusement difficilement trouvables à des tarifs raisonnables. C’est pourquoi, je vous propose de nous attarder sur les deux derniers.

Sorti en 2013 » On my page » est un album extrêmement intimiste, incroyablement mature de la part d’une jeune femme qui avait à peine 22 ans lorsque qu’elle le composa. Sa voix va, dès les premières notes, littéralement vous emporter dans les grandes plaines de l’Ouest et vous offrir une de ses soirées autour d’un feu de camp au milieu de ces canyons qui vous ont tant fait rêver.

« Honest life » sorti en juin dernier se situe bien sûr dans la continuité de l’album évoqué plus haut. La voix de Courtney a incontestablement pris de l’assurance entre temps, ce qui ne lui empêche pas d’avoir su garder tout ce charme et cette douceur qui lui permet de continuer à nous faire rêver des grands espaces de ce superbe état qu’est l’Arizona dont elle est originaire et surtout conserver intacte cette passion qu’elle nous communique et qui ne nous lâche plus dès lors qu’elle est posée sur notre platine.

Qu’il est agréable de constater que les voix d’Emmylou Harris et de Joni Mitchell qui ont illuminé notre jeunesse ont aujourd’hui une héritière, elle s’appelle Courtney Marie Andrews.

                                                                                                                                                        Frédéric.

COURTNEY MARIE ANDREWS - It Keeps Going