C’est un document plutôt intéressant, à défaut d’être complet et de manière incroyable, alors qu’il a fait l’objet de multiples diffusions dans les salles obscures de très nombreux pays, le nôtre attend toujours sa programmation. Lassé de cette attente interminable et inexplicable, j’ai donc profité du lien proposant sa diffusion se trouvant sur le forum de l’excellent site de notre ami Jean Claude consacré à Eric Clapton : www.ericclaptonandfriends.com

Car très franchement, il serait dommage de se priver de visionner le documentaire sur la vie d’Eric Clapton intitulé « Life in 12 bars » tellement les deux heures 14 minutes représentant sa durée vont vous sembler bien courtes. Certes, le film n’apprendra strictement rien sur le plan musical  aux nombreux connaisseurs et adeptes de Slowhand qui fréquentent ce blog toute l’année, cependant les images d’archive constituent des documents précieux, car relativement rares en particulier celles de la période Yardbirds, de celles avec John Mayall et les Bluesbreakers, du Londres des sixties, de Cream avec sa tournée américaine, des délires sous fond de drogue et d’alcool de « 461 Ocean Boulevard » le tout agrémenté d’interviews plutôt enrichissantes. A en lire certaines réactions, beaucoup d’inconditionnels venus avant tout pour la musique ont été déçus. Ce sentiment est tout à fait légitime et compréhensible. Mais le but du réalisateur était- il vraiment de nous livrer un film musical ? La question mérite incontestablement d’être posée car celle-ci n’est que peu présente et le principal reproche que l’on pourrait adresser se situe dans l’oubli de nombreuses périodes pourtant passionnantes, telles que celles de Delaney and Bonnie, de « From the cradle » et postérieure aux années 2000.

Conçu avant tout pour le cinéma et donc destiné au grand public (ce qui explique selon ma modeste opinion tous les oublis sur beaucoup de périodes musicales importantes), ce film présente les différentes étapes de la vie personnelle d’Eric Clapton en privilégiant les aspects de sa personnalité avec ses zones d’ombre, ce qui procure au spectateur la sensation de découvrir l’homme autrement que par sa musique, surtout que, comme évoqué précédemment, les extraits de concerts sont plutôt courts et rares. L’historique de sa relation avec Pattie, sa consommation de drogue et d’alcool dans la première partie des seventies occupent également une bonne partie de la seconde moitié du film et sont présentées sans équivoque avec des images plutôt saisissantes, voire légèrement effrayantes. Bien évidemment la tragique disparition de son fils est aussi évoquée et Eric Clapton nous explique de manière très humaine comment il a réussi à surmonter cette douloureuse épreuve.

S’il ne constitue donc pas un document exceptionnel pour les connaisseurs, le visionnage de « Life in 12 bars », qui fera certainement l’objet d’une sortie ultérieure sous forme de DVD, vous fera passer un agréable moment. N’hésitez donc pas à vous rendre sur le forum de www.ericclaptonandfriends.com pour le découvrir.

                                                                                                                                  Frédéric.

Eric Clapton: Life in 12 Bars (2017) | Official Trailer | SHOWTIME Documentary