Une fois de plus, la chaine de télévision Arte nous a gâté en programmant vendredi dernier, certes à une heure tardive, le fabuleux concert donné par le groupe Pink Floyd, fin 1994 au Earls Court de Londres avec l’intégralité de l’album « Dark side of the moon ». Pour ceux d’entre vous, qui auraient manqué cet événement, il est disponible sur Arte replay jusqu’au 18 janvier. Quelques mois auparavant, le groupe s’était produit en plein air, sur la place des Quinconces de Bordeaux, pour un concert historique déjà été conté ici même.

Sorti en dvd, sous le titre « Pulse », le concert Londonien est un enchantement de la première à la dernière note et bien qu’il nous soit présenté en 4/3 et non en 16/9ème, comme le veut la norme actuelle, il conserve, 25 années après son déroulement, toute sa force et sa magie qui font de ce film, un témoignage unique sur un groupe, qui bien que déjà amputé par le départ de Roger Waters pour les raisons que chacun de vous connait, a marqué à tout jamais l’histoire de la musique et dont les inspirations et les innovations dont il avait toujours su faire preuve nous manquent cruellement aujourd’hui.

Le seul et non négligeable inconvénient du film proposé par Arte est qu’il ne nous offre que la moitié du coffret Pulse, occultant la partie 1 du dvd ou figurent entre autres les extraits de l’album « Wish you we’re here » et le célèbre « One of these days ». Le spectateur doit donc se contenter des 46 minutes ou le groupe enflamme la salle avec une interprétation exceptionnelle de l’intégralité de « Dark side of the moon ». Quel plaisir de retrouver le regretté Richard Wright et ses claviers ensorcelants, ainsi que David Gilmour et un Nicky Mason, toujours aussi brillants ! Mais il nous faut aussi mentionner l’extraordinaire prestation des 3 choristes, de Tim Renwick à la guitare et de Guy Pratt à la basse. Enfin, un dernier mot sur le public de l’époque. Un grand concert ne peut être réussi que si l’assistance se met au diapason des musiciens. Quel bonheur d’assister à un tel événement sans ces satanés bras levés tenant ces téléphones portables, qui en étaient à leurs balbutiements à l’époque et qui polluent systématiquement notre vision à chaque concert d’aujourd’hui. Mais ceci est un autre débat. En attendant, si vous l’avez manqué, précipitez-vous sur le replay de Arte. Vous avez jusqu’à vendredi pour vivre un moment d’exception.

                                                                                                                            Frédéric.

 

Pink Floyd - Time - Live at Earls Court, London