Canned Heat - Rollin' and Tumblin' (1967)

L’actualité est encore bien calme en cette fin août, que ce soit de l’autre côté de l’Atlantique ou beaucoup de nos groupes préférés sont en tournée ou bien chez nous, car pour la première fois, aucune annonce de concert ne justifiant un déplacement sur Paris n’est encore annoncé pour l’automne ou même pour l’hiver. Cela est d’autant plus regrettable que comme, il était prévisible, après l’annonce de son opération, John Prine a annulé l’ensemble de sa tournée Européenne, avec bien évidemment la date du 2 septembre, au Trianon. D’après le site de la salle, le concert serait reporté en février prochain, ce qui reste encore à prouver.

Mais c’est de Las Vegas, qu’est venue la bonne nouvelle de cette fin d’été qui devrait donner le sourire à tous les amateurs de blues. Son seul vrai représentant actuel, Walter Trout, est en train de finaliser sa tournée Européenne du Printemps 2019 avec, tenez-vous bien, 2 concerts prévus sur l’hexagone. Si l’un des deux sera surement destiné au public Parisien, le lieu du second (en toute logique en province) n’est pas encore connu. Deux dates, cela semble bien court, surtout en comparaison aux nombres de concerts donnés en Allemagne, Espagne ou Grande Bretagne, mais nous attendons cet événement depuis si longtemps, que nous nous précipiterons sur la location, une fois la tournée finalisée.

Sur le plan des sorties discographiques, les annonces sont pour le moment plutôt minces. Notons néanmoins, mis à part la réédition de « Abbey Road » largement évoquée ici même, la sortie, le 20 septembre prochain de l’intégralité du concert donné par le Grateful Dead en juin 1991, au Giant Stadium de Rutherford en Cd à 25€ et à plus de 85€ pour une version comprenant 5 vinyles, surement très belle dans sa présentation, mais ne justifiant, en aucun cas, un tel écart de prix. C’est d’ailleurs un sujet sur lequel nous aurons l’occasion de revenir et de débattre dès demain. Promouvoir et favoriser les ventes de vinyle est une très belle action, mais il existe des limites au raisonnable et à la décence. Le contenu de nos portefeuilles n’est pas expansible.

Enfin, c’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris hier, le décès, à l’âge de 77 ans, de Samuel Larry Taylor, bassiste de Canned Heat de 1967 à 1970. Il s’illustra en particulier sur les albums « Canned Heat », « Boogie with », « Living the blues », « Hallelujah » et « Future blues » avant de rejoindre John Mayall, puis Harvey Mandel tout en continuant à s’illustrer entre autres avec John Lee Hooker, Albert King, Ry Cooder, Leo Kottke, John Hammond, et Charlie Musselwhite.

                                                                                                                     Frédéric.