eric clapton

Tous les événements traités ci-dessous se sont produits, il y a cinquante ans et pourtant c’est peu d’affirmer qu’ils sont encore bien présents dans nos esprits.  Il est d’ailleurs facile d’imaginer que les maisons de disques et d’édition vont, au cours des prochains mois, nous bombarder d’albums « expanded » et d’ouvrages relatant la vie personnelle et la carrière musicale de tous ces artistes.

Il est exact que l’année 1970 marqua un tournant capital de l’histoire, tant par sa nouvelle dimension médiatique et les albums qui s’en suivirent, mais aussi par la fin de certains groupes ayant marqué les sixties, ainsi que par la tragique disparition de deux icones du rock. Mais reprenons le fil conducteur des événements et effectuons un bref retour en arrière. Souvenez-vous, au début de l’année 1970, le rock, grâce à l’impact du festival de Woodstock commençait sa présence dans les foyers avec les premières émissions radio lui étant entièrement dédiées, les disques marchaient fort bien. Mais, revers de la médaille, le son pop commençait à représenter la majeure partie des ventes et le blues tel que nous l’aimons était placé de manière fort confidentielle dans les bacs des magasins, non pas parce que les LP étaient de médiocre qualité musicale( bien au contraire, Muddy Waters, Freddie King et consorts étaient toujours aussi brillants), mais pour la simple et unique raison que la jeunesse de l’époque lui préférait CSNY, les Stones, les Doors, artistes plus clivants dans leur mode de vie et auxquels elle s’identifiait dans son désir de révolte post 1968.

Pour porter un jugement objectif, il faut reconnaître que la production discographique en cette année 1970 était hors norme. Citer toutes les sorties ici-même serait trop long et fastidieux. Mentionnons pour le plaisir et en essayant de varier les styles musicaux : Simon and Garfunkel « Bridge over trouble water », Van Morrison « Moondance », James Taylor « Sweet baby James », The Doors » Morrison hôtel », The Who » Live at Leeds », CSNY « Déjà vu », Poco « First Lp », The Beatles « Let it be », Eric Clapton « Eric Clapton ». Il vaut mieux arrêter là pour ne pas lasser.

En 1970, se formèrent Weather Report, America, Derek and the Dominos, Doobie Brothers, Emerson Lake and Palmer, Mark-Almond, Wet Willie, Pure Prairie League… Tous ces groupes connurent par la suite une carrière brillante, mais plus ou moins longue, car 1970 est aussi l’année de la disparition de beaucoup d’illustres formations des sixties à commencer par la plus connue d’entre elle : The Beatles officiellement séparée le 10 avril, mais aussi Peter Paul and Mary, Jimi Hendrix Experience, Ginger Baker’s Air Force, Electric Prunes, Full Tilt Boogie, Simon and Garfunkel, Vanilla Fudge, Diana Ross and the Supremes, The Turtles…

Cette année 1970 commencée en beauté se conclut également tragiquement avec la disparition, le 18 septembre de Jimi Hendrix, suivie, le 4 octobre par celle de Janis Joplin.

Cinquante années après leur mort, l’image de ces deux icones du rock est telle qu’il est facile de penser à ce que les maisons de disques et d’éditions sont en train de nous préparer à l’occasion de ces bien funestes anniversaires. Nous aurons largement l’occasion d’y revenir dessus au cours de cette année 2020.

                                                                                                                   Frédéric.