Larry Coryell, Maurice Vander, Alan Aldridge: Ces géants qui viennent de nous quitter !
Bien que n’ayant pas un goût prononcé pour les rubriques nécrologiques, il me parait toutefois indispensable de m’arrêter quelques instants sur trois personnes qui nous ont quitté la semaine dernière. Si la première et la seconde sont connues de tous, le nom de la troisième ne vous dira certainement rien et pourtant vous avez surement eu entre vos mains deux de ses œuvres.
Mais commençons par rendre hommage à celui qui accompagna Claude Nougaro tout au long de sa brillante carrière Maurice Vander. Le père de Christian, formidable batteur de Magma, a été bercé par le jazz dès sa plus tendre enfance et a accompagné les plus grands comme Django Reinhardt, Chet Baker ou Stan Getz et a animé les plus belles années de Saint Germain des Près. Sa rencontre avec Claude Nougaro bouleversa littéralement sa vie au point que le destin des deux hommes fut lié par une amitié et une complicité de plus de 40 ans. Qui d’entre nous n’avait pas chaviré devant la qualité des arrangements qu’il avait su proposer au grand chanteur toulousain ?
C’est également avec beaucoup de tristesse que nous venons d’apprendre le décès à 73 ans de l’immense guitariste de jazz Larry Coryell qui s’est éteint dans son sommeil après avoir donné deux concerts à l’Iridium, célèbre club de sa ville fétiche New York. La carrière de ce génial musicien a été longuement évoquée ici même de nombreuses fois. Avec sa formation « L’eleventh house », il a révolutionné le jazz rock et son célèbre morceau « The funky waltz » fut longtemps l’indicatif de nombreuses émissions de radio et de disc jockeys dans les années 70. C’est assurément un très grand qui vient de nous quitter.
La troisième personne qui nous a quitté ces jours- ci est beaucoup moins connue du grand public et pourtant Alan Aldridge était un dessinateur hors pair de ce qu’il est coutume de nommer le pop art. Nous lui devons, entre autres réussites, les couvertures de deux albums restés dans l’histoire » A quick one » de The Who en 1966 et surtout l’extravagant « Captain fantastic and the brown dirt cowboy » d’Elton John en 1975.
Comme nous, nos idoles prennent de l’âge, il est à souhaiter que cette rubrique ne soit pas trop garnie en cette année 2017.
Frédéric.


