Atlantic City Août 1969: Le festival méconnu !
Le site ou s’est déroulé le prestigieux festival de Woodstock en 1969 vient d’être tout récemment déclaré comme appartenant au patrimoine culturel Américain. Ce qui constitue une excellente nouvelle et surtout une formidable reconnaissance pour cette musique que nous aimons tant. Il est d’ailleurs stupéfiant et aussi merveilleux de constater l’enthousiasme que suscitent encore des groupes comme le Grateful Dead, Jefferson Airplane et tant d’autres non seulement auprès du public qui a vibré à leurs exploits à l’époque, mais aussi auprès de nouvelles générations fascinées par le mode de vie et l’ouverture culturelle de cette période dorée ou tous les rêves les plus fous étaient autorisées.
Dans à peine plus de deux ans, le festival de Woodstock célébrera son cinquantième anniversaire. Nul ne doute que les Américains sauront rendre à cet événement tout le faste qu’il mérite et que celui-ci sera accompagné d’un merchandising en conséquence afin de remplir les tiroirs caisses des maisons de disques et d’éditions. Mais de tout ceci, nous aurons largement l’occasion d’en reparler dans les mois et les années à venir. Aujourd’hui, c’est un autre festival, dont très peu de gens connaissent l’existence, qui s’est déroulé à Atlantic City, une quinzaine de jours avant Woodstock qui a servi de répétition pour beaucoup de groupes qui mérite d’être à l’honneur. Il est d’ailleurs incroyable et fort regrettable qu’aucune bande son exploitable ne soit disponible. Seules sa prestigieuse affiche et quelques vidéos de piètre qualité sont disponibles sur la toile. Car le plateau proposé mérite incontestablement que l’on s’y attarde un court instant. Bien sûr, nous retrouvons en grande partie, les formations qui allaient s’imposer au monde entier quinze jours plus tard à Woodstock mais aussi des artistes comme Joni Mitchell (qui avait fait le choix de ne pas se rendre au festival de l’état de NYC), la légende de la Stax Booker T and the M G S, Chicago, BB King, Tim Buckley, Procol Harum et quelques autres.
Imaginez la chance qu’a eu le public américain à l’époque. En seulement 15 jours et en parcourant à peine 220 miles, il a pu assister à la naissance d’un mouvement et d’une musique qui ont marqué à tout jamais l’histoire de la musique.
Frédéric.
