Dimanche dernier, Mick Taylor a fêté ses soixante- douze ans et en me penchant sur quelques éléments pour rédiger ces lignes, je m’interrogeais sur ce qu’aurait pu être sa carrière s’il avait résisté à la « pression » exercée par Keith Richards afin qu’il aille voir ailleurs, du fait de l’ombre grandissante que ce « gamin » faisait sur lui.  Car Mick Taylor, révélé au grand public par ce diable de John Mayall, est incontestablement un des guitaristes les plus brillants que le rock n’ait jamais produit aussi à l’aise sur du jazz, du blues et bien évidemment sur la musique des Rolling Stones à qui il apporta une note étincelante. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les années où il accompagna le duo Jagger/Richards sont considérées de manière unanime comme la meilleure période du groupe.

Il est regrettable que sa carrière solo n’ait pas eu le retentissement qu’elle aurait mérité, car à l’écoute de ses réalisations, son immense talent apparait de manière évidente aux oreilles de tout amateur de musique. Pour preuve, retrouvons- le en 1982 accompagnant Albert King et un petit jeunot à l’harmonica et aux claviers que vous reconnaitrez facilement dans un long blues torride, qui devrait en toute logique séduire les amateurs du genre.

                                                                                                            Frédéric.